le Président de la République réaffirme l’apport inestimable du RPP dans l’édification d’un pays et d’un peuple unis et solides
Le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh a procédé aujourd’hui à l’ouverture solennelle, au Palais du Peuple, d’un Congrès extraordinaire du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP) qui a coïncidé avec les célébrations du 30e anniversaire de ce parti politique.
Outre le Chef de l’Etat également Président du RPP, M. Ismaïl Omar Guelleh, plusieurs autres personnalités dont le Premier ministre, M. Dileita Mohamed, l’ancien Premier ministre et Président d’honneur du parti, M. Barkad Gourad Hamadou, le Secrétaire général, M. Idriss Arnaoud, ainsi que le Vice-président du Yémen, M. Abdu Rabo Mansour Hadi.
De nombreux militants et militantes de base ont également assisté à ce Congrès de la maturité.
A cette occasion, le Président du RPP et Chef de l’Etat djiboutien, M. Ismaïl Omar Guelleh, a prononcé devant les congressistes un discours significatif dans lequel il a retracé le chemin parcouru et les actions entreprises durant ces trente années que le parti existe.
Sur ce chemin parcouru justement, M. Ismaïl Omar Guelleh s’en est rappelé d’emblée indiquant : "C’était il y a 30 Ans, à Dikhil, le berceau de notre Parti, la ville de l’Unité, la ville de l’engagement. Ce haut-lieu symbolique où le 04 Mars 1979, des hommes et des femmes, grands et petits, tous unis dans un acte solennel, ont posé le socle de notre Parti du Rassemblement Populaire pour le Progrès".
Le Chef de l’Etat n’a pas manqué également, de citer à cette occasion le discours fondateur prononcé le 4 mars 1979, au Congrès Constitutif du RPP à Dikhil, par le père de la Nation, Feu Hassan Gouled Aptidon.
"Si nous sommes restés, aussi longtemps le plus grand mouvement politique de ce pays c’est grâce à notre régularité : régularité dans notre engagement, régularité dans notre action mais régularité encore dans l’exercice de nos responsabilités", a t-il expliqué aux congressistes.
Le Président Guelleh a réaffirmé l’apport inestimable du RPP dans l’édification d’un pays et d’un peuple unis et solides. "Au cours de ces 30 années participant au devenir de la Nation, le RPP a contribué à promouvoir la paix dans les cœurs et les esprits de nos concitoyens. Si notre parti s’efforce d’inscrire nos valeurs d’unité, d’égalité et de paix dans la réalité de la vie quotidienne de nos concitoyens, le RPP, c’est également l’expérience réussie d’une certaine idée de notre République", a t-il dit.
S’exprimant sur les nombreux défis à relever ensemble, M. Ismaïl Omar a déclaré qu’il attachait une importance toute particulière à la question de la solidarité nationale.
Le Président qui a déploré que "de larges franges de la population djiboutienne et des zones entières du territoire national vivent dans des conditions difficiles", a néanmoins martelé qu’il ne tolérerait jamais "qu’une société à deux vitesses s’installe dans notre pays accentue les inégalités sociales car nous sommes convaincus que la cohésion sociale se bâtit sur la solidarité. En défendant la solidarité et la générosité, nous construisons une société qui fasse à chacun sa place".
Il a encore une fois répété que la pauvreté et la précarité ne constituent aucunement des fatalités, et qu’elles "peuvent être vaincues par la solidarité nationale et le sens du partage".
Enfin, dans cette allocution devant les militants et les invités du RPP, le Président djiboutien est revenu sur le différend frontalier entre Djibouti et son belliqueux voisin, l’Erythrée.
"Après l’inexplicable occupation de Doumeira par l’armée Erythréenne, notre pays, a t-il dit, s’est engagé dans une politique calme et prudente, mais en vain. Il va sans dire que le Peuple Djibouti ne tolérera jamais que l’intégrité du territoire nationale soit menacée. Nous ne tolérerons jamais parce que tout simplement l’intégrité territoriale nationale est une composante de notre fierté, de notre dignité et de notre identité. »
L’ADI reproduit in-extenso le discours présidentiel lu à l’occasion du 30è anniversaire du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP).
« Nous voici, trentenaires !
C’est avec une immense joie que je vous retrouve, toujours aussi enthousiastes, optimistes, confiants et déterminés qu’aux premières heures de notre parti.
Votre sens de la mobilisation et votre esprit de militant n’ont pas pris la moindre ride. Ou mieux, ils sont, plus que jamais l’expression farouche d’une volonté absolue, de vivre une destinée commune, riche de son temps, forte de son passé, et, confiante en son avenir.
C’était il y a 30 Ans, à Dikhil, le berceau de notre Parti, la ville de l’Unité, la ville de l’engagement. Ce haut-lieu symbolique où le 04 Mars 1979, des hommes et des femmes, grands et petits, tous unis dans un acte solennel, ont posé le socle de notre Parti du Rassemblement Populaire pour le Progrès.
Un parti qui avait pour ambition d’être, je cite : "le moyen d’expression des masses urbaines et rurales », de représenter « la tribune sur laquelle pourront s’exprimer toutes les opinions, du moment qu’elles n’iraient pas à l’encontre des intérêts nationaux".
Un parti qui avait pour vocation de devenir, je cite encore : "le creuset de toutes les idées ou propositions d’où d’elles parviennent, ainsi que l’instrument dont avait besoin le pays pour la construction de son devoir".
Mesdames, Messieurs,
Je viens de citer le texte fondateur, le discours historique du Président de la République, El Hadji Hassan Gouled Aptidon, au Congrès Constitutif du RPP, le 04 Mars 1979. 30 ans, jour pour jour !
Et tout cela, pour vous dire, que le temps n’est, en aucun cas, notre ennemi. Que malgré le temps qui passe, notre parti demeure fidèle à ses idéaux d’origine.
Le RPP : Résolument Populaire et Progressiste ! Voilà, ce que nous fûmes, voilà ce que nous sommes, voilà, ce que nous serons, avec la Grâce du Très-Haut.
Un parti que, depuis, vous avez fait vivre, vous avez fait grandir, vous en avez fait un parti de masse. Un Parti qui aspire à la fierté et à confiance.
Mes chers compagnons, je vous demande, solennellement, de rendre grâce à la Bienveillance de notre Tout-Puissant, pour nous avoir préservés de la turpitude, de la perversion et de la division et pour avoir raffermie nos cœurs dans la foi et dans l’union.
Mes chers militants, mes chères militantes,
En ce 30ème anniversaire de notre formation politique, les femmes et les hommes du Rassemblement Populaire pour le Progrès ont tout lieu d’être fiers.
Fiers de leur mouvement, fiers de leurs idéaux et de leurs acquis, fiers de leur rôle incontournable d’acteurs principaux au service de la Nation Djiboutienne. Si nous sommes restés, aussi longtemps, le premier mouvement politique de ce pays, c’est grâce à votre générosité et à votre dévouement pour la cause publique.
Si nous sommes restés, aussi longtemps le plus grand mouvement politique de ce pays c’est grâce à notre régularité : régularité dans notre engagement, régularité dans notre action mais régularité encore dans l’exercice de nos responsabilités.
Plus que quiconque, vous savez que la réussite de notre parti repose sur ses engagements simples mais ô combien importants : écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux.
Il nous fallait écouter parce qu’aucun engagement politique n’est durable sans que soient écoutés ceux que personne n’entend. Il nous fallait les comprendre également.
Faire de la politique, pour nous, c’est être aux côtés de tous nos compatriotes, mesurer les difficultés et les aspirations de chacun ; être une force de propositions, avoir des idées d’avance et même, pourquoi pas, des idées en avance. C’est être un parti avant-gardiste. Un parti en mouvement. Un parti qui avance, qui fait avancer le pays vers la voie de la modernité, du développement.
Dès 1979, notre concept était clair, notre idée simple. Il s’agissait pour nous de faire de la politique efficace. Une politique pragmatique qui tient compte des réalités dans laquelle elle évolue. Durant ces trente ans, nous n’avons jamais menti à notre peuple.
Ce que nous pensions, nous le disions. Ce que nous disions, nous le faisions.
Notre peuple aime la sincérité. Nous, nous aimons notre peuple. Et force est de constater, que jusqu’à présent, le peuple a retenu, à chaque fois qu’il a eu à se prononcer par le passé, nos idées et nos propositions. A tout moment, le peuple nous a renouvelé sa confiance.
Mesdames, Messieurs,
La réussite du Rassemblement populaire pour le progrès, c’est aussi grâce aux valeurs d’unité, d’égalité, de liberté et de paix qu’il n’a eu de cesse de promouvoir depuis sa fondation en 1979. Ces valeurs que vous retrouvez au fronton de la République, ces valeurs-là sont les nôtres.
Comme je viens de le rappeler, la devise de notre Parti demeure l’unité nationale. Véritable credo de notre publique, elle guide nos actions vers ce que nous avons de plus cher : l’entente des différentes communautés composant notre société.
Ensemble, après la période sombre des années 90, nous avons recherché dans ce rassemblement, la force nécessaire pour édifier une Nation Unie et bâtie sur un Etat de droit.
Un état de droit garant de la liberté de chaque individu et qui propose l’égalité pour tous.
Depuis trois décennies de gouvernance de notre parti, celui-ci a pris soin d’inscrire vos droits dans la constitution ; l’Etat les garantit dans ses institutions règles par le principe de justice et d’équité sociale.
Au cours de ces 30 années participant au devenir de la Nation, le RPP a contribué à promouvoir la paix dans les cœurs et les esprits de nos concitoyens.
Si notre parti s’efforce d’inscrire nos valeurs d’unité, d’égalité et de paix dans la réalité de la vie quotidienne de nos concitoyens, le RPP, c’est également l’expérience réussie d’une certaine idée de notre République.
Notre expérience de la République, c’est celle d’une République unie et non pas uniforme. Nous n’avons jamais demandé à nos actions pour leur éducation et leur intégration dans l’économie de notre pays.
Je voudrais dire, ici, combien est grande mon admiration pour ces mères-courage, ces filles que la pudeur fait taire la misère, de Djibouti ou d’ailleurs, qui mènent des combats pour affirmer leurs valeurs. Je leur dis : vos combats sont les nôtres !
Un autre défi que nous avons eu à relever ensemble fut la question de la solidarité nationale. En effet, de larges franges de la population djiboutienne et des zones entières du territoire national vivent dans des conditions difficiles et parfois dans une situation de pauvreté et de marginalisation.
Nous ne tolérerons jamais qu’une société à deux vitesses s’installe dans notre pays accentue les inégalités sociales car nous sommes convaincus que la cohésion sociale se bâtit sur la solidarité. En défendant la solidarité et la générosité, nous construisons une société qui fasse à chacun sa place. Nul n’est à l’abri d’un aléa de la vie : Handicap, Maladie, Chômage. Nous nous devons de prendre soin de ceux parmi nous qui sont les plus vulnérables.
La pauvreté, la précarité ne sont pas des fatalités. Elles peuvent être vaincues par la solidarité nationale et le sens du partage. Mais la précarité, c’est aussi l’eau, pour nos bétails, notre agriculture. C’est également la dépendance alimentaire et énergétique.
Il nous faut aussi gagner ces combats-là pour la sécurité de notre peuple. L’INDS, l’Initiative Nationale du Développement Social lancée en Janvier 2008 tend à répondre à cette problématique.

Mesdames et Messieurs,
Notre expérience de la République, c’est encore, celle d’une République audacieuse, créatrice. Une République innovatrice. C’est celle du mérite, de l’intégration sociale réussite et du travail. Dans notre famille politique, nous considérons l’effort et aimons le travail.
Nous devons réhabiliter la valeur travail. Car le travail, c’est le respect, c’est l’égalité des chances, c’est la promotion sociale. Le travail, c’est le respect, c’est la dignité, c’est la citoyenneté active et réelle. L’éducation est le principal vecteur d’émulation.
Nous avons promu l’éducation pour tous. L’accès à l’école n’est, désormais, plus conditionné par une quelconque contrainte physique, géographique ou matérielle. C’est grâce à ce travail et à l’éducation que nous pouvons aspirer à la prospérité.
L’année 2009 s’ouvre sur des réalisations et des projets qui vont impacter positivement sur le quotidien des compatriotes notamment le méga projet de Doraleh ou encore l’exploitation du sel du Lac Assal.
Tous ces projets, toutes ces réalisations et tant d’autres sont au service des objectifs fondamentaux du gouvernement à savoir, la lutte contre la pauvreté et la lutte contre le chômage des jeunes.
Mesdames et Messieurs,
Notre expérience de la République, c’est celle d’une république rayonnante ouverte sur le monde, en paix avec ses voisins et le reste du monde.
Notre pays, petit, paisible, et progressiste, est parvenu à survivre et à maintenir sa stabilité dans un contexte de guerres régionales variées et persistances. La Corne de l’Afrique, malheureusement, a eu et continue à avoir, plus que son lot de malheur, de tragédie.
Après l’inexplicable occupation de Doumeira par l’armée Erythréenne, notre pays s’est engagé dans une politique calme et prudente, mais en vain.
Il va sans dire que le Peuple Djibouti ne tolérera jamais que l’intégrité du territoire nationale soit menacée. Nous ne tolérons jamais parce que tout simplement l’intégrité territoriale nationale est une composante de notre fierté, de notre dignité et de notre identité.
Permettez-moi de dire quelques mots à nos enfants, à la jeunesse Djiboutienne.
La jeunesse est une chance et vous le comprendrez un jour. Laissez-moi vous dire que vous serez, ce que vous ferez de votre jeunesse. Réussissez votre jeunesse et vous aurez une vie épanouie.
Si vous la gâchez, c’est toute votre vie qui s’en trouvera affectée. Aussi vous demanderais-je d’être une jeunesse responsable. Une jeunesse capable de porter haut nos aspirations, nos valeurs idéologiques et culturelles. Une jeunesse qui fasse bouger ses idées aux côtés de ceux qui font bouger le pays.
Car, notre société a besoin de sa jeunesse, Djibouti a besoin de vos idées, de votre force. Notre parti a besoin de vous.
Je sais que vous aspirez au changement. Gandhi disait : vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. Le RPP œuvre pour une politique qui permette à la jeunesse de se construire un avenir qui soit à la hauteur de ses espérances et de ses rêves. Aidez-nous à la défendre, à l’améliorer en se rassemblant avec nous.
Militants et militantes du RPP, faîtes corps avec cette jeunesse qui se cherche. Aidons-les à trouver leur voie, inspirons-les. Ils hériteront de ce parti, tout comme ils hériteront de la Nation. Apprenez-leur, donc, à l’aimer et à le préserver.
Mes chers compagnons, si je vous ai parlé aussi longuement de valeurs, aujourd’hui, c’est que je souhaite de vous beaucoup plus qu’auparavant.
Durant ces trente années, vous avez été aux côtés de votre gouvernement. Aujourd’hui, je vous demande de prendre plus d’initiatives. D’être à la fois aux côtés du gouvernement mais surtout au devant.
En cela, le passage à l’école du parti est fondamental car il vous permettra d’acquérir la méthode, de mieux connaître le statut et le règlement du Parti ainsi que ses valeurs et ses idéaux pour que vous ayez encore plus confiance en vous, en votre parti et en l’avenir de cette Nation que nous chérissons.
Notre Nation fonde notre identité commune. Elle est riche d’une histoire dont nous sommes fiers, une histoire qui a forgé notre volonté de vivre ensemble.
Oui, chers compagnons, la Nation Djiboutienne, c’est notre part de nous-mêmes, c’est notre grand projet à tous, c’est notre grande idée de l’égalité, de la liberté et de la paix. La République de Djibouti est notre pays, nous n’en avons pas deux. Nous n’en aurons pas d’autres. Djibouti, c’est nous. C’est notre héritage, notre bien commun. Préservons-le.
Qu’Allah vous préserve !
Qu’Allah préserve le RPP ! ".
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