Conforté par sa souveraineté, notre peuple s'engage à prendre un nouveau départ, le 9 avril 1999, en s’appuyant sur son histoire et les acquis des deux dernières décennies.

Ce este constituera un moment fort de remémoration du long et difficile chemin parcouru et des difficultés surmontées.

Il consacrera le dur labeur de construction d’une Nation, aujourd'hui unie et démocratique, fière de la richesse de ses diversités culturelles, qui n'a cessé de combattre l’exclusion sous toutes ses formes, pour réussir la cohésion sociale, assurer l'égalité des chances et veiller à la participation et aux droits de tous ses membres.

Cet engagement sera celui des Djiboutiens et des Djiboutiennes, tous liés par la solidarité, des générations, des conditions et des régions, unis dans un même esprit civique. Ils travailleront de concert pour réaliser un projet de vie, dans le souci de rendre leur pays meilleur, en tendant la main de surcroît à ceux et à celles qui viennent à partager leur vie et leurs espoirs.

Le 9 avril 1999, si le Tout-Puissant le veut, nous serons réunis pour écrire un nouveau chapitre de notre histoire, pour mieux maîtriser et conduire ensemble le processus de développement d'une société libre et émancipée, ouverte au dialogue, tolérante, qui prône la paix entre les peuples.

Confiants en ces valeurs qui font notre force et qui guident notre vision, nous devrons, au cours du millénaire prochain, relever de nouveaux défis, saisir les possibilités qui s'offrent à nous, en puisant nos forces créatrices d'abord dans nos propres capacités, et en s’appuyant avant tout sur notre propre et ferme volonté de réussir notre engagement.

Préparer l'avenir de générations plus citoyennes, dans un pays qui préserve l'identité, la dignité et la fierté de chacun et de chacune, n'est réalisable que si nous conjuguons et combinons tous les atouts à notre avantage.

Telles sont les obligations qui s'imposent à nous, afin que nous réalisions la « République de Djibouti du vingt et unième siècle » vers laquelle tendent nos vœux.

Néanmoins, nous devons être unis pour réaliser tous ces objectifs, renforçant notre volonté de vivre ensemble.

Mes chers compatriotes,

Notre pays peut légitimement aspirer à une exceptionnelle réussite en se fondant sur les ressources naturelles et humaines, et sur les concepts de compétence, de conscience professionnelle, de justice et de sens civique.

Aujourd'hui, à travers ces écrits, en utilisant le langage de la vérité, et sans formuler de promesses électorales, je propose, à mon peuple et à mon pays, ma contribution à la réflexion sur notre devenir, un projet de société que nous enrichirons ensemble.

Servir la Nation pour améliorer les conditions de vie des citoyens, instaurer et réussir la bonne gouvernance, insuffler une nouvelle vivacité pour développer l'économie, amorcer puis accélérer la croissance économique, préserver la paix, renforcer l'unité et la souveraineté nationales sont des objectifs qui ne peuvent se concrétiser par l'action ou par l'intention d'un seul homme.

L’expérience acquise auprès du Fondateur de la Nation AI Hadj Hassan Gouled Aptidon m'a rendu plus aguerri pour servir loyalement les Djiboutiens et les Djiboutiennes, lesquels ne m'accorderont leur confiance que si je l'ai méritée.

Ismaïl Omar Guelleh,           

candidat à la magistrature suprême de l'alliance RPP/FRUD

 

Le Nom du lien de notre Communauté

Pour nous éviter le fatalisme et l'impuissance sociale, qui nous obligeraient à ne pas réparer des situations de misère, en oubliant l'espérance qui justifie notre action et sans voir que notre société accouche d'une ère nouvelle, où les Djiboutiens peuvent se reconnaître et s'assumer de plus en plus comme sujets, acteurs de leur devenir personnel et collectif, notre société, nos associations, nos entreprises doivent se révéler comme des communautés d'intention et des communautés de désir, et non plus comme des machineries juridiques, biologiques ou économiques.

Le lien social, dans une communauté de personnes responsables telles que la nôtre, est un lien de Sens. Aussi avons-nous tous ensemble à répondre du Sens dans lequel nous nous engageons et nous engageons individuellement la Communauté nationale au sein de laquelle nous évoluons et agissons.

Une communauté d'engagement mutuel dans un Sens commun de développement, d'évolution et de progrès humain, constitue une communauté de frères.

La fraternité, qui s'exprime par les sentiments, par l’entraide matérielle ou la reconnaissance mutuelle, est surtout une question de partage d'une communauté de vie, vouée à l'accomplissement humain au travers de nos actes dans la communauté sociale où nous agissons.

La bonne volonté, c'est « la volonté bonne », l'intention orientée vers le bien commun, celui de la communauté de destin et de désir à laquelle participe notre concitoyen, à sa manière.

La fraternité, c'est cet engagement de bonne volonté qui concourt à la communauté de destin et cherche à la faire partager à notre concitoyen qui en est parfois exclu. Pour toutes ces raisons, la fraternité au sein des enfants de notre Nation est le nouveau nom de notre lien social, celui de la relation orientée et engagée qui fonde notre communauté de devenir.

Par notre engagement fraternel dans notre communauté, nous devenons acteurs de fraternité pour renouveler notre société et participer à l'espérance, aujourd'hui, dans les formes neuves, inattendues d'un âge d'humain, d'un âge du Sens, d'un âge de la communauté sociale engagée, volontairement entreprenante pour son accomplissement commun.

En général, on s'accorde à dire qu'il est sage pour une Nation de s'investir pleinement dans le développement pour l’amélioration des conditions de vie de ses membres. Or, sous la contrainte de ressources limitées, le consensus disparaît dès lors qu'il est question d'établir des priorités dans les moyens à utiliser pour atteindre cet état de développement.

Néanmoins, pour arriver à la réalisation de son plein potentiel, apporter sa pierre à l'édification de la richesse de la communauté tout entière, constituer le catalyseur du progrès de la collectivité, le citoyen doit posséder les moyens de sa capacité d'action. Or, cette capacité d'agir est le fruit de l'assouvissement des besoins humains du citoyen, tels l’accès à la nourriture, à l'eau, aux soins, à l'éducation, et à bien d'autres besoins comblés par un environnement viable.

Parallèlement à ces besoins, le citoyen jouit du respect des droits inhérents à son humanité, à l'égalité des sexes et à une saine conduite des affaires de la Cité.

A l'aube du XXIE siècle, notre communauté n'a ménagé aucun effort, a dépensé une énergie considérable pour faire de notre pays un lieu de vie socialement animé, uni et prospère.

Si nous considérons que les actions de construction et de structuration d'une Nation ne se réalisent dans le temps que dans la mesure où elles intègrent progrès matériel et aspirations spirituelles fondamentales, qu'elles prennent en compte le bon voisinage et l'interdépendance des Nations et qu'elles mettent en place le cadre indispensable permettant aux populations de faire leurs la gestion des affaires publiques, alors nous avons réuni les conditions essentielles à l'établissement d'une Communauté viable.

Pour renforcer demain, de manière coordonnée, le profil du projet de développement de notre communauté dans un monde en pleine mutation, il nous sera indispensable d'être fidèle à un concept de politique, de stratégies, d'orientations et d'objectifs conformes à la dimension foncièrement spirituelle de notre société et capable de donner la primauté au développement intellectuel, éthique et moral de la personne humaine.

C'est dans un tel lieu que le citoyen sera capable de s'engager de manière constructive, de s'orienter vers le service de son prochain, de travailler pour le bien-être matériel et moral de la communauté et de partager le sentiment d'une mission commune, celle de redessiner notre société autour des principes de l'honnêteté, de la modération, de l'humilité, de l'hospitalité, de la justice et de l'unité.

En adoptant ces principes, il nous est plus facile de nous lancer dans la dimension matérielle du développement de notre communauté en termes économique, politique, social et environnemental.

En reconnaissant la famille comme pilier et principale source de valeur pour notre société, notre communauté nationale se donnera les moyens pour former des citoyens responsables et se constituera en cadre physique, social, économique et juridique.

Pour vivre dans une société juste et équitable, chacun de nous doit prendre conscience des liens inextricables qui unissent nos intérêts particuliers à ceux de la communauté. Chaque citoyen se doit de s'engager à respecter aussi bien les droits que les devoirs et les responsabilités y afférant.

Enfin, nous devons être convaincus qu'en accueillant les femmes en partenaires à part entière dans tous les domaines des activités de notre communauté, l'individu, la famille et la Nation prospéreront et progresseront.

Ainsi, par ce système de gestion des affaires plus participatif, permettant aux populations de prendre en charge les mécanismes et les institutions qui affectent leurs vies, par ce système démocratique - dans l'esprit et dans la méthode - qui se diffuse à tous les niveaux de notre société et qui renforce la consultation et le dialogue, par cette nouvelle conception qui trouve son expression dans la décentralisation, expression concrète de la justice et instrument essentiel de la prise de décision, nous nous donnons les moyens d'atteindre sûrement notre destin commun.

L’État de droit

Notre identité se reconnaît à notre culture, qui en est le fondement. Elle a fini par se confondre avec notre État de droit.

L'État de droit est un État dans lequel il existe une suprématie de la légalité sur toute autre norme. La jouissance et l'exercice effectifs des droits et libertés individuels et collectifs y sont assurés dans le respect des lois.

L’État de droit suppose donc la défense des valeurs de notre République, l'approfondissement permanent de la démocratie, la garantie de l'indépendance de la justice, la promotion de la bonne gouvernance et le maintien de la sécurité et de la paix. Cette voie ne pourra être préservée que dans un partenariat sans faille entre l'exécutif, le législatif, le judiciaire, la société civile et l'ensemble des forces vives de la Nation.

Il s'agit par conséquent d'enseigner au citoyen son rôle primordial dans l'affirmation et la consolidation de l’Etat dans ses structures, ses prérogatives, ses signes et ses symboles. Pour cela, nous devons susciter une forte prise de conscience de nos droits et devoirs et la faire partager à nos enfants.

 

Pour une éducation intégratrice
et citoyenne

Le premier lieu d'éducation aux valeurs de la République est naturellement la famille. Auxiliaire de l'action des parents, l'école, qui a pour mission l'instruction, doit également servir la culture des valeurs civiques chez nos enfants.

Aussi est-il indispensable que tous nos enfants fréquentent ce lieu où se dispense le savoir, instrument irremplaçable pour promouvoir l'égalité des chances. C'est dire combien est déterminant le rôle des enseignants et des parents dans la promotion et la défense d'une école qui forme la conscience citoyenne.

La citoyenneté qu'il nous faut promouvoir est celle qui éduque au respect des institutions publiques, ainsi que des lois; c'est celle qui inculque le goût du travail bien fait et la rigueur dans l'effort; c'est celle qui apprend le respect dû aux aînés et aux patrimoines communs; c'est celle qui s'attache à la défense des biens publics, à la primauté de l'intérêt général et au devoir de solidarité vis-à-vis de nos concitoyens les plus vulnérables.

L’accès à l'éducation est un droit énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1946. :L’éducation est un droit fondamental de chaque citoyen, qui doit avoir la possibilité d'acquérir et de conserver un niveau de connaissance suffisant.

Si chaque citoyen a des caractéristiques, des intérêts, des aptitudes et des besoins d'apprentissage qui lui sont propres, notre système éducatif et les programmes appliqués doivent être conçus de manière à tenir compte de cette diversité.

En inventant un système pédagogique centré sur l'enfant, l’école sera le moyen le plus efficace pour créer des communautés accueillantes et pour édifier une société intégratrice.

En donnant une des priorités les plus élevées, dans notre politique et dans le budget de l'Etat, à l'amélioration de notre système éducatif, nous le doterons des moyens d’accueillir tous les Djiboutiens, indépendamment des différences ou difficultés individuelles.

En encourageant et en facilitant la participation des parents à la planification des mesures prises pour répondre aux besoins, éducatifs des enfants et aux décisions prises en la matière, grâce à un mécanisme de décentralisation, de participation et d'évaluation. il sera possible d'identifier rapidement les besoins, d'intervenir sans délai et de consacrer des efforts accrus et plus efficaces à la mise au point de nos stratégies pour une éducation intégrée et citoyenne.

L’idée principale qui guide mon plan d'action est que l'école doit accueillir tous nos enfants, quelles que soient leurs caractéristiques particulières, physiques, intellectuelles, sociales, affectives, linguistiques ou autres. Elle se doit d'être adaptée pour recevoir aussi bien les enfants handicapés que les surdoués, les enfants de la rue que ceux des populations isolées ou nomades.

Il est certain que ces actions engendreront une série de défis pour notre système scolaire.

Mais nous ne devons pas oublier que l'éducation, que j'appelle de mes vœux, intègre les principes avérés d'une bonne pédagogie.

Enfin, « une école centrée sur l'enfant » féconde en outre le terrain d'une société orientée vers le citoyen, qui respecte les différences et la dignité de tous ses membres.

Depuis notre accession à l'indépendance, nous nous sommes efforcés, dans tous les secteurs sociaux, d'encourager l'intégration et la participation pour combattre l'exclusion.

L’intégration et la participation sont essentielles à la dignité humaine et à la jouissance de l'exercice des droits de l’Homme.

Dans le domaine de l’éducation, cela s'est traduit par la mise au point d'une éducation intégrée, capable d'offrir un cadre qui se prête à l'égalité des chances et à la pleine participation. Son succès exige un effort concerté de la part des enseignants, des parents et de l'administration.

Un se fondant sur le principe des différences chez les êtres humains, l'apprentissage doit être adapté aux besoins de l'enfant, au lieu d'essayer d'obliger l'enfant à s'adapter à des hypothèses établies en terme de processus d'apprentissage.

Ainsi, « une pédagogie centrée sur l'enfant » est bénéfique pour tous les élèves et donc, pour toute la société. Et l'expérience nous a montré qu'elle peut réduire sensiblement le nombre d'échecs scolaires, assurer un niveau plus élevé de réussite scolaire.

Mais surtout, une telle pédagogie peut nous aider à éviter le gaspillage des ressources et l'anéantissement des espoirs, qui résultent trop souvent d'une éducation du type «  ce qui est bon pour l'un est bon pour tous ».

La réforme des institutions que j'engagerai n'est pas seulement une tâche technique, elle dépend surtout de la conviction, de l'engagement et de la bonne volonté de tous les membres de notre société.

1 – L’école intégratrice part du principe fondamental que tous les enfants d'une communauté doivent apprendre ensemble, dans la mesure du possible, quels que soient leurs difficultés ou leurs handicaps.

Cette école doit recentrer et prendre en compte la diversité des besoins des enfants, s'adapter à des styles et à des règles d'apprentissage différents et assurer une éducation de qualité grâce à des plans d'étude, une organisation scolaire et une utilisation des ressources adaptés, ainsi qu'à un partenariat avec la communauté.

Il faut s'assurer que l'appui et les services financiers correspondes aux besoins spéciaux des enfants, quel que soit leur niveau.

2 - Les enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux devront recevoir, dans nos écoles intégratrices, l'appui supplémentaire dont ils ont besoin pour acquérir effectivement des connaissances.

3 - La planification de l'éducation au niveau national doit être centrée sur l'éducation de tous les citoyens, dans toutes les régions du pays et dans toutes les situations économiques, au moyen des écoles publiques et des écoles privées.

4 - Compte tenu de notre passé, il existe des milliers d'adultes qui ne possèdent pas les rudiments d'une éducation de base. Il nous faut donc faire un effort pour multiplier leurs aptitudes de base (lire, écrire, compter, etc.) grâce aux programmes d'éducation pour adultes.

5 - Il est également important de prendre conscience du fait que les femmes ont souvent été doublement désavantagées, les préjugés liés à leurs sexes s'ajoutant à l' analphabétisation.

Hommes et femmes devront également influer sur l'élaboration du programme d'enseignement et avoir les mêmes chances d'en bénéficier. Il faut nous efforcer d'encourager la participation des filles et des femmes au programme éducatif, et cela sans oublier celles et ceux qui souffrent de handicap moteur ou psychologique.

En conclusion, l'éducation intégrée est la réadaptation à base communautaire des approches pour venir en aide à nos concitoyens ayant des besoins éducatifs.

Dans le cadre de ces actions qui s~appuient sur les principes de l'inclusion, de l'intégration et de la participation, il convient de renforcer, à tous les échelons, la coordination entre les responsables de l'éducation nationale, de la santé, de l'emploi, de la jeunesse, des sports, de la culture et des services sociaux afin d'établir une convergence et une complémentarité.

La planification et la coordination doivent également tenir compte du rôle que jouent ou peuvent jouer les ONG.

Il faut s'efforcer d'obtenir l'adhésion et l'appui de toute la communauté pour satisfaire nos besoins éducatifs.

C'est enfin au gouvernement qu'incombe la responsabilité d'orienter les financements externes, de veiller à ce qu'ils soient conformes aux priorités nationales visant l'éducation pour tous et la création, en milieu urbain comme en milieu rural, d'écoles intégratrices accueillant un large éventail d'enfants.

Atteindre cet objectif exige l'adoption d'une politique d'intégration communautaire, élevée et énergique, appuyée par un financement adéquat et un vaste programme d'orientation et de formation professionnelle.

Ainsi, pour contribuer aux succès de nos enfants, il nous faudra introduire des changements dans de nombreux aspects de l’enseignement et en particulier dans les programmes (notamment par l’introduction, dès les premières classes, de l’enseignement des langues nationales, les méthodes d’évaluation, le recrutement du personnel enseignant, l’éthique scolaire et les activités périscolaires.

Ces changements souhaitables font partie d’une réforme générale de l’éducation, visant à améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement, ainsi qu’à acquérir des connaissances plus élevées. Mon projet pour une éducation pour tous souligne la nécessité d’une approche centrée sur l’enfant, pour assurer la réussite de chacun. Ce système souple sera capable de mieux prendre en compte les différents besoins de nos enfants, et contribuera au succès de notre système éducatif et à l’intégration dans la citoyenneté.

 

Pour une santé communautaire

En matière sanitaire, l'État continuera d'accorder la priorité aux soins primaires, grâce à une meilleure couverture des prestations de services en milieu périurbain et rural. L’accès aux médicaments sera facilité par une stratégie faisant une large place aux médicaments génériques.

Plus globalement, la politique de santé, portée par un accroissement de la part du budget national consacré, s'inscrira dans les objectifs de la loi d'orientation de la santé.

En complémentarité avec l'action internationale, l’Etat tentera d'améliorer la situation en construisant ou en rénovant les postes de santé. Il installera un hôpital régional pour endiguer le flux des malades traversant nos frontières pour trouver assistance.

Par ailleurs, il s'agira pour l'État de réduire la mortalité infanto - juvénile par la lutte contre la malnutrition, la vaccination des enfants, la lutte contre le paludisme et l'amélioration de la prise en charge des maladies diarrhéiques.

La mortalité maternelle sera également à l'ordre de ses priorités, ceci grâce a une amélioration de la couverture des activités de surveillance de la grossesse et l'assistance à l'accouchement.

La lutte contre certaines endémies majeures comme le paludisme ou la tuberculose, les affections de longue durée comme le diabète, l'hypertension artérielle et le sida, bénéficiera d'un soutien accru de l’Etat. Pour la viabilité de notre système sanitaire, les réformes institutionnelles en cours permettront la restructuration de la Pharmacie d'approvisionnement et l'octroi de l'autonomie financière à l'Hôpital général Peltier et certaines autres structures sanitaires comme Dar AI Hannan.

Pour une justice moderne

Après cette année de célébration de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, notre Communauté doit confirmer son attachement aux principes et idéaux définis dans cette déclaration.

Aussi devons-nous redire notre détermination à poursuivre la. défense des libertés d'expression, d'association et syndicales, et ceci dans le respect de nos lois.

Tous nos efforts pour un État de droit seraient vains sans une justice moderne. Une bonne justice suppose de bonnes règles et des juges compétents, capables de dire le droit dans, des procédures, rapides et des voies d'exécution efficientes.

Aussi, il nous revient de mener à terme la modernisation de notre système judiciaire par une réforme qui met l'accent sur les institutions, la formation des personnels, l'informatisation des greffes de nos cours et tribunaux, et la promotion des règlements issus de la charia et du droit coutumier comme instruments d'arbitrage et de médiation inspirés des valeurs de notre société.

Pour une administration décentralisée, efficace et au service du citoyen

La bonne gouvernance de l’État de droit implique une gestion respectant les principes de transparence, de responsabilité, d’équité et de probité. Cela suppose la promotion du mérite et la lutte sans merci contre toutes les formes de dépréciation, et ceci dans nos actes de tous les jours.

Doit également faire l'objet de la même attention, notre effort pour le rapprochement de l'Administration des citoyens et l’accroissement de son efficacité. À cet effet, nous avons à notre disposition deux outils: la décentralisation et la déconcentration.

Aussi, pour passer de l'État providence à une société responsable, i1 nous appartient de nous interroger sur les rôles de l'État, leur pertinence, le niveau où ces rôles doivent s'exercer et, enfin, identifier qui peut mieux rendre ces services dans une perspective d’efficacité et d'efficience.

Dans ce cadre, il ne s'agit pas de couper des services en laissant intactes les structures de l'État. Il s'agit plutôt de s'assurer que l’Etat offre des services nécessaires, efficaces et de qualité.

Des signaux émanant de tous les milieux de notre société enjoignent à l'État de rechercher une meilleure efficacité dans ses actions en abandonnant définitivement le centralisme jacobin issu de l'administration coloniale.

Les approches bureaucratiques et uniformes qui caractérisent souvent l'action de l’Administration centrale ne sont pas toujours les solutions optimales.

Il nous appartient de modifier nos réflexes, qui nous conduisent trop souvent à rechercher une solution globale à une problématique multidimensionnelle, qui nécessiterait un ensemble de solutions adaptées en fonction des milieux.

La diversité qui caractérise notre société nous suggère de miser  davantage sur la capacité des communautés locales à s'organiser, favorisant ainsi le rapprochement du citoyen et de son Administration.

À la base de ce rapprochement se trouve la mise en oeuvre de la décentralisation, qui peut toucher toutes les sphères d'activité de l’État.

Elle prend la forme de délégation de certaines fonctions de l'Administration dans les domaines économique, social et culturel.

Par cette réforme, les bases de la démocratie locale s'en trouveront élargies et consolidées, grâce à une responsabilisation accrue des collectivités locales, combinée au maintien de l'autorité et du caractère unitaire de l’État.

Le processus de décentralisation et la démocratie locale que nous voulons promouvoir risqueraient de rester théoriques, sans des capacités financières améliorées en faveur des entités locales.

Il nous faut donc mettre en place un cadre fiscal local, pour permettre aux collectivités locales d'assumer leurs missions de développement, de voir leurs capacités institutionnelles renforcées et de bénéficier des soutiens des partenaires du développement.

La réalisation des objectifs de développement économique, de bien-être et de tranquillité des citoyens suppose, bien entendu, que l’ordre public et la sécurité soient pleinement assurés.

Pour une défense nationale édificatrice de paix et garante de la souveraineté nationale

C'est ainsi que la Défense nationale, assurée par nos forces armées, avec pour objet l'assurance, en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances et contre toutes formes d'agression, de l'intégrité de notre territoire et de la protection des populations et de leurs biens, se fonde sur les principes de la solidarité nationale, qui requièrent la convergence des efforts de toutes les couches de la population.

L’importance des enjeux de notre sécurité et de notre défense commande la mise en oeuvre soutenue d'une stratégie préventive et des moyens matériels adaptés.

Pour cela, il nous faut mettre en oeuvre un plan de modernisation et de redéploiement des effectifs, pour valoriser la fonction militaire, augmenter l'efficacité des personnels et assurer une meilleure présence sur le terrain.

Conforter notre identité, c'est aussi défendre nos intérêts et promouvoir notre image à l'extérieur. Ceci relève du rôle traditionnel de notre diplomatie. Le dynamisme et l'efficacité de celle-ci ont beaucoup contribué au rayonnement de notre pays dans le monde.

 
Pour une diplomatie de dialogue,
de paix et de progrès

Guidée par une politique extérieure clairvoyante définie par le Président El Hadj Hassan Gouled Aptidon, l'action diplomatique de notre pays - qui repose sur une longue tradition - reste sous-tendue par les idéaux de paix et de sécurité internationale dans nos rapports avec les membres de la Communauté internationale, à commencer par les pays frères et voisins.

Le monde actuel, marqué par l'ouverture grandissante des frontière et par la mondialisation, détermine étroitement le développement de notre pays.

En demeurant attaché à l'Unité et à l'Intégrité politiques et économiques africaines, nos objectifs prioritaires consistent en la mise en place, à quelque niveau que ce soit, de cadres propices à la concertation et aux conditions facilitant les échanges. C’est pourquoi nous continuerons à accorder une attention particulière à la participation de notre pays aux organisations continentales et régionales.

Notre diplomatie, qui est au service du développement économique et social de la République de Djibouti,, doit, entre autres missions, contribuer au rayonnement de notre culture, socle de notre identité.

 

Pour notre culture: âme de notre peuple et socle de notre identité .

La culture est la marque de notre singularité dans l'espace et dans le temps. Elle est ce par quoi s'exprime l'esprit de notre civilisation et l’âme de notre peuple ; une âme qui se doit d'être nourrie, enrichie, réinventée, et cela ne se fait que par la culture.

Si le territoire national est le cadre de réalisation des réformes fondamentales dont nous avons besoin pour accélérer la croissance économique, la culture en est le catalyseur. Elle irradie notre quotidien, nos pensées, nos actes, nos institutions et nos orientations.

Il nous revient donc de soutenir et d'amplifier le dynamisme actuel du secteur culturel.

L’ encouragement à la créativité, à la promotion des artistes et de leurs oeuvres, à la formation dans les métiers de la culture assortie de politiques d'insertion, à l'intensification des échanges culturels avec les pays amis doit également figurer dans nos priorités.

 
Pour le développement du sport

Au plan des activités sportives, notre pays, dans toutes ses composantes, apprécie à sa juste mesure les résultats encourageants obtenus dans de nombreuses disciplines.

Pour consolider et élargir ces résultats, nous devons mettre l'accent sur la gestion du sport de haute performance et l'émergence d'une relève, par la détection à un stade précoce des talents.

Concernant le sport de masse, notamment l'athlétisme, les sports collectifs, en particulier le football, nous devons apporter un appui significatif à leur relance à partir du sport scolaire et des quartiers. Dans ce cadre, ces sports doivent bénéficier pour être pratiqués d'un environnement amélioré (mise en place de terrain omnisports dans les quartiers et villages, subventions, soutien des clubs ... ).

L’objectif visé est de favoriser le goût de la performance, et du redonner confiance et fierté à nos jeunes, qui demeurent l'avenir de la Nation.

 
Pour la jeunesse

Mais tous les efforts de la Nation seraient vains, si nos jeunes Djiboutiens, écoliers, étudiants, apprentis, travailleurs des villes et des campagnes ne faisaient pas le meilleur usage des instruments du savoir que la communauté nationale met à leur disposition.

Beaucoup, refusant le découragement devant la difficulté, se sont lancés dans la bataille de la vie. Certains se tournent vers les petits métiers du secteur informel, d'autres mettent à profit leurs connaissances pour lancer des projets générateurs de revenus. Dans tous les cas, cette jeunesse apporte la preuve de sa créativité et de son esprit d'entreprise. Conformément à son rôle, l'État lancera une politique nationale de la jeunesse pour une meilleure coordination des efforts d'insertion socio-économique des jeunes.

Toutefois, il appartient aux jeunes d'étudier, d'apprendre, voire d'entreprendre pour maîtriser leur destin en relevant les opportunités qui se présentent à eux à la faveur de la relance économique, en faisant face aux défis de la vie avec l'imagination, l'intelligence, l'enthousiasme qui les caractérisent. Il leur appartient de donner un avenir radieux à notre pays et de construire la République de Djibouti de demain.

 
Pour la promotion de la femme djiboutienne,
« partenaire de notre vie »

En matière de politique en faveur des femmes, les priorités doivent porter sur le renforcement des capacités entrepreneuriales et organisationnelles, le développement de l'éducation et de l'alphabétisation, l'amélioration de la santé, l'accroissement du rôle de la femme dans la vie publique, ainsi que sur le renforcement de la mise en place du dispositif institutionnel actuel, pour permettre le suivi et l'exécution, technique et financière, des programmes d'action.

Néanmoins, nous pouvons nous réjouir de constater que nombre de femmes djiboutiennes, « nos partenaires pour la vie », n'ont pas attendu qu'une aide leur vienne de l'extérieur pour essayer de sortir elles-mêmes du cercle vicieux de la pauvreté et de la dégradation de l'environnement. Ainsi ont-elles mis à profit nos structures traditionnelles pour s'organiser en groupements, afin de suppléer aux carences dont elles souffrent.

Afin de mieux les soutenir, il nous faut promouvoir le développement local en privilégiant les produits locaux.

En suivant cette stratégie, nous choisissons comme vecteur principal l'action des femmes. Nous veillerons enfin à ce que l'approche du genre soit prise en compte dans toutes les politiques sectorielles.

Pour investir dans une société plus forte

Du fait de l'exigence de solidarité, nous avons à renforcer, au bénéfice de nos concitoyens les plus fragilisés, la politique orientée la prise en charge de leurs besoins essentiels.

Le plan de lutte contre la pauvreté ne consiste pas en une distribution de vivres gratuits ou de revenus, qui encouragerait la passivité. Il doit contribuer à l'insertion économique et sociale des bénéficiaires afin de leur rendre leur dignité.

Mon programme de lutte contre la pauvreté est un programme multi- sectoriel, composé en priorité d'un ensemble d'activités de production axées sur la promotion de microprojets, la réalisation d'activités communautaires génératrices de revenus et la mise en œuvre de travaux à haute intensité de main-d’œuvre. Il touchera ainsi bien les centres urbains que les communes rurales, et il appuiera la politique de décentralisation.

La lutte contre la pauvreté consiste également à prévoir et à notre développement urbain.

Notre développement urbain souffre d'une dualité. Une faible proportion du développement de l'habitat a été traitée selon les standards officiels, et faute de pouvoir satisfaire à de tels critères, le reste s'est développé en marge de tout contrôle, l'intégration des services se faisant a posteriori.

Au cours des années à venir, l' espace urbain sera essentiellement occupé par des ménages aux revenus modestes.

De ce fait et au regard de la croissance des populations urbanisées, l'État s'attellera à répondre à cette réalité par une politique d'infrastructures favorisant un développement urbain harmonieux et durable.

Grâce à cette politique, l'État, en partenariat avec les collectivités locales, s'efforcera d'orienter en temps réel le développement urbain, plutôt que d'essayer de normaliser a posteriori et à un coût élevé des situations d'installation sauvage.

Compte tenu de l'ampleur de la tâche et pour faire face à ce défi, l'État incitera autant que possible le secteur privé à s'approprier cette activité, en mettant en oeuvre des programmes de réalisation de parcelles viabilisées et de logements sociaux. Pour sa part, l’État développera les grandes infrastructures, et fixera des normes d'aménagement suffisamment simples et peu onéreuses.

Si l'on considère que la reprise de la croissance nationale a pour préalable la relance du secteur moderne et la maturation du secteur informel, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, notre population contribue peu aux recettes publiques destinées à l'entretien des centres urbains.

Jusqu'à présent, l'État avait assez de ressources pour prendre en charge ces dépenses du système d'assainissement, tant en milieu urbain qu'en milieu rural, tant dans sa conception que dans son exécution, afin d'éviter la pollution des nappes phréatiques par les latrines ou l'absence appropriée d'évacuation des effluents tels que les eaux usées domestiques et les déchets.

À l’avenir, l’Etat se penchera sur la question d'une meilleure mobilisation des ressources, par des formules simples et adaptées à une population appartenant majoritairement au secteur informel.

Avec une culture dense, capable de stimuler nos activités économiques, il nous est possible d'assurer à nos concitoyens un niveau de vie leur permettant d'assurer le rôle qui est attendu d'eux dans l'ensemble des secteurs d'activité.

Pour cela, dans la politique économique de croissance que je mettrai en place, la demande sociale sera prise en compte dans tous ses volets.

Pour arriver à satisfaire la demande sociale, notre dispositif économique doit travailler sous la contrainte de la globalisation des économies, de la nécessaire compétitivité des marchés, de l’obligation d'accroître le niveau de la production nationale, pour atteindre sa finalité, qui est la satisfaction des populations et renforcer notre cohésion sociale et politique.

Pour un développement économique
capable de bâtir notre avenir

En cette fin de siècle, le contexte économique mondial se caractérise par la libéralisation des échanges des biens et services, des données et des idées par les autoroutes de l'information, et par le renforcement de la concurrence et de la compétition entre firmes et entre pays.

La sphère de l'économie de marché s'élargit, les situations préférentielles des pays en développement s'érodent, et les capitaux, de plus en plus libres, s'orientent vers les marchés financiers les plus profitables et les plus prometteurs.

Cette situation nous interpelle et nous invite à une meilleure gestion de nos avantages concurrentiels, et à une redéfinition de notre stratégie d'insertion dans l'économie régionale et mondiale.

À cette fin, nous devons consolider le partenariat avec les pays voisins, en poursuivant avec vigueur le processus d'intégration économique régionale.

Nous devons continuer à oeuvrer à la poursuite et à l'amplification des acquis de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Son action porte actuellement sur une harmonisation des projets de développement dans les différents secteurs de l'économie (agriculture, industrie, infrastructure, etc.). Même si, aujourd'hui, différents conflits opposent les pays membres de l'IGÀD, à terme, cette institution devrait nous aider à accomplir des avancées significatives dans la mise en place de mécanismes et de critères de convergence des politiques économiques.

Dans cette perspective, notre pays a procédé à des modifications (les droits à l'importation par une diminution du niveau de la fiscalité indirecte, privilégiant ainsi les biens à caractère scientifique, technique et culturel, les matières premières, agricoles et industrielles, les biens d'équipement et une protection appropriée de la production locale.

Par cette stratégie et par sa position de porte de la région, notre pays tente de relancer la croissance intérieure et de consacrer l'ouverture de son économie sur la sous-région.

Dans le cadre de la globalisation., l'impératif, c'est la compétitivité.

Faire de Djibouti un pays compétitif exige le renforcement de la Coopération entre l’Etat, le secteur privé et les travailleurs, de manière à permettre à chaque acteur de jouer son rôle, sur la base d'une complémentarité active.

L’État, en ce qui le concerne, jouera son rôle de catalyseur. Il mettra en place un cadre macroéconomique de qualité et un environnement de l'entreprise favorable à l'expression des activités économiques.

Aussi, trois ans après notre accession au Programme d'ajustement structurel aux institutions de Bretton-Wood, les grands indicateurs de notre économie tendent à se raffermir et la capacité financière de l'État tend à se rétablir, même si elle demeure fragile.

Aussi, il nous appartient à tous aujourd'hui, de ne plus la laisser se déliter. Il nous faut la renforcer pour trouver les investissements nécessaires à la satisfaction de la demande sociale.

Néanmoins, la maîtrise de notre déficit budgétaire reste la préoccupation centrale de la politique macroéconomique de l'Etat, en ce qu'elle est le premier facteur de la préservation de la compétitivité de notre économie.

cette maîtrise du déficit budgétaire de l’Etat exige, sur le plan des recettes publiques, la mobilisation des recettes fiscales.

Pour cela, il est indispensable de rendre l'environnement fiscal plus stable, moins complexe et plus transparent. À cet effet, l'action de l'État sera guidée par trois grands principes directeurs:

  • la simplification de la réglementation en matière d'impôt, et son application dans le dessein d'obtenir une fiscalité raisonnable, suffisante et payée par tous ;
  • la poursuite de la baisse progressive du niveau de la charge tributaire ;
  • l'élargissement de l'assiette fiscale, avec une réduction des exonérations et une plus grande efficacité de l'administration fiscale.

En évoquant ces orientations, l'occasion nous est donnée d'attirer l'attention sur le civisme indispensable en matière fiscale. Ce faisant, nous n'oublions pas les principes d'efficacité, de simplicité et d'équité qui ont toujours présidé à la définition de la règle et de la pratique fiscale dans notre pays.

Concernant l'Administration, le choix des dépenses de fonctionnement, au niveau global et au sein de chaque ministère, doivent désormais répondre aux critères de productivité et d'efficience, d’amélioration de la situation sociale, de l'environnement et de la production.

Dans le cadre de ces dépenses de fonctionnement, la maîtrise de la masse salariale doit être poursuivie, notamment grâce au programme de démobilisation et grâce à la réforme envisagée de la Fonction publique.

Au niveau des dépenses d'investissements publics, leur évolution devrait être dictée par le respect de trois principes:

  • la primauté des dépenses en capital sur les dépenses de fonctionnement ;
  • l' accroissement progressif de la part des dépenses en capital, financé sur ressources internes;
  • la priorité aux secteurs sociaux et aux infrastructures, qui participent à la compétitivité de notre économie.

Les programmes sectoriels, quant à eux, devront être systématisés. Et contrairement au passé, ils devront intégrer la contrainte macroéconomique afin de sécuriser leur financement.

Avec une telle méthode, l'État pourrait se donner les moyens de respecter les objectifs qu'il s'est fixés dans les différents secteurs.

Concernant la capacité de gestion des agents de l'État, nous devons envisager un plan d'action afin de renforcer les moyens , l’évaluation, de sélection et de suivi des investissements.

Au sein des ministères techniques, les capacités de planification et d'exécution des programmes sectoriels d'investissements publics devraient être accrues.

Tout cela devrait nous permettre d'absorber efficacement les concours extérieurs mis à notre disposition par la Communauté internationale.

La négociation avec les institutions de Bretton Wood, si nous tenons compte du respect des critères que nous avons établis, devrait déboucher sur notre accession à la Facilité d'ajustement structurel renforcée (FASR). Cette dernière devrait nous permettre d'obtenir les moyens nécessaires pour renforcer solidement tous les secteurs économiques et sociaux.

Toujours dans son rôle de stratège, l'État a entrepris un programme de privatisations destiné à réduire sa présence dans les sphères de la production de bien et de services marchands, et à favoriser la promotion du secteur privé.

Aussi, la première génération de privatisations, qui a commencé avec l'hôtellerie, devra se poursuivre avec les secteurs de production (Laiterie de Djibouti, Société des Aliments de Bétail et la Société des Eaux de Tadjourah)

Ce processus de privatisation nous permettra de réduire les coûts des facteurs techniques de production, de conforter la compétitivité de nos entreprises et de réduire le déficit budgétaire de l'Etat.

En matière d'industrialisation, notre objectif doit être de créer une base manufacturière dense, capable de répondre à notre consommation intérieure et d'exploiter nos potentiels en matière d'export.

Avec une promotion de la qualité des produits « made in Djibouti » et un partenariat entre l’Etat et le secteur privé, nous pourrons traduire et mettre en application une vision concertée et partagée du processus de développement industriel de notre pays.

En renforçant l'artisanat par un meilleur approvisionnement en matières premières et une formation professionnelle adaptée, en relation avec la coopération internationale, l'État se donnera les moyens de mettre en place un véritable incubateur de P.M.E./P.M.I.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics a longtemps soutenu la croissance de notre pays. Les programmes de construction de logements et d'infrastructures de transport que l'État entreprendra, aussi bien dans le cadre de la coopération internationale qu'en partenariat avec le secteur privé, pourront offrir des opportunités aux entreprises de ce secteur actuellement en crise.

Dans notre pays, on ne saurait parler d'industrialisation et de développement du secteur minier sans la disponibilité d'une énergie de qualité et à moindre coût.

Par ailleurs, l’Etat, pour résorber, le déficit actuel de production d'électricité et moderniser les réseaux de distribution, renforcera la capacités de l’E.D.D. et exploitera les voies des énergies renouvelables comme l'énergie éolienne et la géothermie. Ceci constitue aussi bien un facteur essentiel de production qu'un élément important dans l'amélioration du cadre de vie de notre population.

Ce sous-secteur de l’électricité pourra bénéficier également de la chute des prix des hydrocarbures et de la concurrence accrue et effective sur le marché du pétrole brut et des produits raffinés.

Le secteur des transports est promis à occuper un rôle primordial dans le soutien à la production et dans la compétitivité de notre économie.

En élaborant un projet sectoriel des transports s'appuyant sur une réforme institutionnelle adaptée aux nouvelles exigences, l’Etat, pour valoriser la position stratégique de Djibouti et consolider sa position naturelle de porte et de plate-forme pour la sous-région, s'est engagé dans l'amélioration des services de transports pour obtenir un réseau routier dense et bien entretenu, un transport ferroviaire efficace et sûr, des liaisons aériennes performantes et un transport maritime compétitif.

Le secteur des télécommunications contribue également à la compétitivité globale de notre économie. Il a connu, depuis notre indépendance, un développement spectaculaire en termes de capacité, de modernisation technologique et de résultats financiers.

Par la mise en place d'un nouveau cadre institutionnel, et juridique pour le développement des télécommunications, l'Etat entend utiliser l'ouverture de ce marché à la concurrence pour

améliorer la compétitivité de notre économie et consolider un service public de qualité.

Par une opération de privatisation, il nous sera possible d'avoir un exemple réussi de partenariat, équilibré, dans la gestion d'une entreprise stratégique telle que Djibouti-Telecom, entre l'État, un partenariat technique de référence., les travailleurs et le grand public.

Notre pays dispose d'un bon réseau de télécommunications et de ressources humaines de qualité. Il recèle de grandes potentialités qu'il convient d'exploiter judicieusement. Dans ce domaine, nous devons affirmer notre présence sur les autoroutes de l'information et encourager la délocalisation des activités - notamment via le travail, la télémédecine, le télé -enseignement, ainsi que le montage des ordinateurs, d'appareils électroniques et de circuits imprimés.

Parallèlement à l'activité de télécommunication, La Poste joue un rôle essentiel dans le développement économique, financier, social et culturel de notre pays.

Néanmoins, elle devra améliorer la qualité de son service, équilibrer ses comptes par une activité marchande de bonne facture commerciale, développer des nouveaux produits comme le courrier rapide et les produits parabancaires.

Le secteur du tourisme sera amené à concourir de manière appréciable à la constitution des avoirs extérieurs, et à donner un effet d'entraînement certain à l'artisanat et au commerce.

À cet effet, l'État, en partenariat avec l’Organisation mondiale du Tourisme (O.M.T.) et le secteur privé, mettra en oeuvre un plan de développement qui doit permettre la promotion de la destination, la diversification des produits, l'aménagement des sites et l'augmentation des capacités.

Nous ne saurions terminer sur ces activités de production sans souligner l'importance que nous devons accorder à la recherche scientifique et technique. A cet égard, l'Etat portera une attention particulière à la valorisation des résultats de recherches, tant celles de nos étudiants et concitoyens évoluant à l'étranger, que celles des Djiboutiens présents sur le terrain.

La finalité majeure de notre action économique est de rendre les produits et les services djiboutiens plus compétitifs en termes de performance et de coût.

En effet, conscient qu'une politique industrielle et commerciale suppose un environnement macroéconomique favorable à la compétition en termes de prix et de qualité des produits nationaux, tant sur le marché national qu'international, Djibouti ne devra pas économiser ses efforts pour neutraliser les inefficacités structurelles qui augmentent le coût de la production.

Dans ce contexte, une principale composante du « coût Djibouti », à côté de la stabilisation de l'économie, de la diminution du déficit budgétaire et de l'amélioration des infrastructures, réside dans l'efficacité de notre marché de l'emploi.

L’organisation de notre société repose sur un ensemble de règles de conduite et de conventions, qui reflète les valeurs que nous partageons. Ces règles définissent le cadre dans lequel notre société évolue, tracent les grandes lignes de notre pacte social.

La République de Djibouti évolue, le monde change, certains de nos repères ont disparu tandis que de nouveaux s'imposent. Il est temps de revoir notre pacte social, sans le faire reculer.

Il nous faut nous assurer que ce pacte social est adapté aux circonstances économiques et sociales actuelles.

Nous devons relever les actions prioritaires que notre société doit entreprendre pour redéfinir ce pacte social, afin de nous préparer ensemble à relever les défis exigeants auxquels notre pays est amené à être confronté.

Pour le développement de l'emploi grâce à un nouveau pacte social

la croissance du marché de l'emploi concerne non seulement l'État, mais aussi et en premier lieu les acteurs économiques et sociaux.

Il nous faut rompre avec une attitude traditionnelle, où très souvent, on a fait porter la responsabilité de la création d'emplois à l’Etat.

Désormais, les partenaires du secteur privé doivent accepter la responsabilité du défi de l'économie et de l'emploi.

Le coût des services publics, par lesquels s'incarnent l'entraide collective et la solidarité sociale, doit être assuré par les générations qui en bénéficient.

Il s'agit d'une décision majeure en rupture avec notre histoire, où nous avons eu trop tendance à reporter sur les générations suivantes une partie du poids du financement de l'action de l’État.

Pour concrétiser ce principe, notre communauté a approuvé la réduction du déficit budgétaire de l'État, et la nécessité de réformer les services publics en fonction des nouvelles exigences de notre société.

Par ailleurs, afin de nous assurer un système fiscal efficace et équitable, et de permettre aux services publics d'être correctement financés, nous sommes convenus d'une redéfinition de notre système fiscal.

La croissance économique est bénéfique pour l'emploi.

La croissance économique fait reculer la pauvreté grâce à la création d'emplois, à l'accroissement de la productivité du travail et à la montée des salaires réels.

La croissance économique diminue les inégalités, y compris entre hommes et femmes.

Aussi, n'y a-t-il rien de mieux pour la croissance économique et l'amélioration du niveau de vie des travailleurs qu'un développement par le marché, qui encourage les entreprises et les travailleurs à investir en capital physique, en techniques nouvelles et en formation professionnelle.

Il n'est pas pour notre population active de plus grand besoin que celui de voir augmenter la demande de ses services, accompagnée d'un gros effort d'investissements en éducation, en formation, en infrastructures.

Cette politique réussit lorsque nous exploitons les possibilités offertes par les marchés internationaux et soutenons fortement le secteur primaire (agriculture, élevage et pêche).

Jusqu'à la crise financière de l'État, le secteur public a contribué au bon fonctionnement des marchés en créant un environnement macroéconomique stable pour l'investissement et l'épargne, et en soutenant l'expansion de l'infrastructure économique et des services sociaux.

L'investissement dans la formation professionnelle, dans la santé et dans la nutrition des travailleurs, est déterminant pour le bien - être de ceux-ci ainsi que pour le succès économique. La croissance économique fait reculer la pauvreté grâce à la création d'emplois, à l'accroissement de la productivité du travail et à la montée des salaires réels.

La croissance économique diminue les inégalités, y compris entre hommes et femmes.

Aussi, n'y a-t-il rien de mieux pour la croissance économique et l'amélioration du niveau de vie des travailleurs qu'un développement par le marché, qui encourage les entreprises et les travailleurs à investir en capital physique, en techniques nouvelles et en formation professionnelle.

Il n'est pas pour notre population active de plus grand besoin que celui de voir augmenter la demande de ses services, accompagnée d'un gros effort d'investissements en éducation, en formation, en infrastructures.

Cette politique réussit lorsque nous exploitons les possibilités offertes par les marchés internationaux et soutenons fortement le secteur primaire (agriculture, élevage et pêche).

Jusqu'à la crise financière de l'État, le secteur public a contribué au bon fonctionnement des marchés en créant un environnement macroéconomique stable pour l'investissement et l'épargne, et en soutenant l'expansion de l'infrastructure économique et des services sociaux.

L'investissement dans la formation professionnelle, dans la santé et dans la nutrition des travailleurs, est déterminant pour le bien-être de ceux-ci ainsi que pour le succès économique.

Néanmoins, aucune politique du travail n'aura d'effet sur les travailleurs qui exercent dans le secteur informel ou rural. Or, ce sont ces derniers qui sont les plus pauvres et qui ont le plus besoin de protection.

L’action de l’État doit renforcer le bien-être des travailleurs du secteur informel en améliorant le cadre dans lequel ils opèrent.

Dans le secteur formel, l’État est nécessaire pour améliorer le fonctionnement du marché, promouvoir l'équité et protéger les travailleurs vulnérables.

les agents du secteur informel doivent souvent travailler dans des conditions plus dangereuses et à des emplois de plus grande insécurité que leurs homologues du secteur formel.

la meilleure façon d'améliorer les conditions de travail ne réside pas totalement dans la réglementation, mais plutôt dans une action publique directe. Cette dernière a des incidences sur le marché du travail et la santé des travailleurs, dans des domaines comme l'approvisionnement en eau et l'hygiène, la construction de routes et d'ouvrages de drainage à l'intérieur et aux abords des villes, l'assainissement efficace du milieu naturel.

pour le secteur formel, les négociations collectives entre entreprises et syndicats reste le moyen efficace pour fixer les salaires et les conditions de travail.

Il appartient à l'État d'établir les règles à appliquer dans les négociations entre employés et employeurs, en précisant les droits des uns et des autres, en mettant en place des mécanismes de règlement des différents, et en éditant un minimum de règles d’hygiène et de sécurité, dont les syndicats pourront alors surveiller 1'application.

Toutefois, compte tenu du faible taux de spécialisation dans notre population active, il est préférable d'encourager des négociations décentralisées conduites dans les conditions de marché des produits compétitifs.

Il est normal que l’Etat intervienne lorsqu'il y va du bien-être des enfants qui travaillent, ou quand le marché risque de produire des résultats générant des comportements discriminatoires.

Mais il ne suffira pas pour cela de réglementer. Il faut encore pratiquer une politique de l'éducation qui rende cette réglementation peu coûteuse et capable d'assurer un meilleur accès des femmes aux emplois du secteur formel.

Le gouvernement doit fixer la politique de l'emploi pour le secteur public. Beaucoup d'employés du secteur public travaillent dur et de manière productive. Mais malheureusement, la qualité du service public s'est dégradée, la morale professionnelle s'est délitée sous l'effet conjugué de la pléthore des effectifs, de l'insuffisance des salaires et de la faiblesse des structures de gestion.

Il sera indispensable, pour redresser la situation, de revaloriser les salaires et de réduire les effectifs, tout en introduisant des améliorations dans le recrutement, la promotion et le sens des responsabilités des agents de l’État, du personnel enseignant, du personnel de santé ainsi que des agents de l'Administration générale.

Avec la redéfinition du rôle de l’Etat, il devient d'autant plus important que l'action des pouvoirs publics soit efficace dans les domaines demeurés de son ressort.

L’absence d'emploi reste l'élément principal d'exclusion sociale. Le risque du chômage touche une population de plus en plus large et les remèdes classiques semblent ne plus suffire.

Nous mobiliserons toutes les énergies et les solidarités pour maintenir et surtout créer de nouveaux emplois.

L’État relèvera ce défi à travers l'exercice de l'ensemble de ses compétences, par l'organisation d'un Programme djiboutien pour l'emploi qui pourrait présenter une dimension pluriannuelle.

L’État sera particulièrement attentif à développer une politique de formation et de réinsertion en faveur des populations fragilisées.

Il assurera son rôle fédérateur afin de rechercher les synergies et les impulser, formuler des propositions pour optimaliser l'affectation des ressources mobilisés, qu'il s'agisse des moyens humains ou financiers.

la mise en oeuvre d'une telle politique active de l'emploi implique une identification claire des différents opérateurs présents sur le terrain, une description stricte de leur mission et une rationalisation des actions dans le sens d'une cohérence accrue des activités développées par chacun.

Avec ce Programme pour l'emploi, notre pays se dotera d'un moyen privilégié de lutte contre la pauvreté.

la stratégie en matière de promotion de l'emploi repose sur quatre principes:

·la responsabilisation du citoyen face au problème de l'emploi et l'organisation de la solidarité nationale à partir des communautés de base;

·L’acquisition et la gestion par ces communautés de base d’un minimum social, comme la sécurité alimentaire, l’éducation de base, l’accès aux services de santé primaires, le développement de la capacité à générer des richesses, afin de contribuer pleinement au développement économique national ;

·La création d’un environnement  favorable à l’émergence des initiatives privées dans tous les secteurs de la vie économique et sociale ;

·La décentralisation de l’administration et la déconcentration de l’activité économique.

Les objectifs poursuivis par un tel Programme pour l’emploi doivent nous permettre de :

·Constituer et soutenir des groupements de citoyens en communautés de base pour  une satisfaction optimale du minimum social en leur sein ;

·Renforcer les capacités des ressources humaines pour améliorer leur compétitivité et leur productivité ;

·Développer l’esprit entrepreneurial chez les djiboutiens ;

·Développer le secteur privé et renforcer le secteur public ;

·Créer les conditions favorables à une meilleur participation des femmes dans le processus de développement ;

·Assurer l’insertion professionnelle des jeunes.

Pour atteindre ces objectifs, les collectivités locales, les communautés de base, les familles et les individus organisés à l’échelle de leur lieu de vie seront les acteurs de premier rang.

A ce titre, ils seront amenés à se prendre en charge et à assurer pleinement la gestion de leurs affaires, tandis que l’Etat jouera le rôle de facilitateur en créant les conditions nécessaires à l’émergence des initiatives privées.

Pour cela, l’Etat pourra renforcer et améliorer ses structures de l’emploi en mettant en place :

* Un observatoire de l’emploi.

Une institution opérationnelle pour procéder à l’analyse prévisionnelle de l’offre de travail et à l’évolution permanente des flux du marché de l’emploi, qui mènera une coordination des acteurs du marché, principalement ceux qui ont des activités locales de terrain en faveur de l’emploi et de la formation.

*la formation de l’entreprise

l’enseignement et la formation sont les meilleurs clés pour l’emploi.

Il convient d’amener les entreprises et les services publics à jouer leurs rôles dynamiques, notamment en développant une organisation du travail intégrant la personne ou l’étudiant en formation.

Un partenariat école-entreprises-pouvoirs publics doit systématiquement être recherché, afin que soit mis en place un mécanisme de reconnaissance et d’équivalence des diplômes de la formation professionnelle.

*l’acceptation des travailleurs étrangers

l’Etat doit poursuivre sa politique de contrôle des dossiers de demande d’octroi de permis de travail, afin d’éviter les abus et d’agir en cohérence avec sa politique en matière de lutte contre le travail clandestin. Il doit aussi encourager l’occupation, à compétence et expérience égales, des postes de travail disponibles par des djiboutiens.

*les entreprises d’insertion

Par des mesures bientôt mises en place, l’Etat accordera une attention particulière aux entreprises d’insertion.

Aussi, par le biais des programmes ADETIP, de lutte contre la pauvreté, de réhabilitation des zones fragilisées par le conflit, de réinsertion des démobilisés, l’Etat veillera à permettre une meilleur intégration de ces initiatives, à définir des normes claires d’encadrement, à instaurer et à stabiliser des mécanismes de financement par micro-crédits, à renforcer les moyens destinés aux institutions de formation professionnelle.

Par une politique globale, l’Etat poursuivra le renforcement de la résorption du chômage par des instruments jouant le rôle de tremplin vers les circuits classiques d’emploi des populations à la recherche d’emploi, et cela de manière durable.

*Développement des services de pauvreté

dans la même perspective, l’Etat s’appuiera sur une synergie avec les collectives locales pour le développement de l’emploi au niveau des régions, dans des services de proximité (contrats de propreté, de travaux de construction et d’entretien, d’infrastructures culturelles et sportives).

Cette synergie prendra en compte les services privés subventionnés et le monde associatif, tout en veillant à un juste équilibre entre les services dispensés par ces organisations.

Une société qui ne se forme plus est une société condamnée.

 Le niveau de formation de notre population et la qualification de nos travailleurs sont les seules gages de notre compétitivité et de notre prospérité.

En augmentant le nombre d’emplois productifs, non seulement nous réduirons le chômage, mais nous créerons également les conditions de bien-être et de revenus qui permettent de renforcer la solidarité nationale.

Ce programme serait incomplète si la méthode du gouvernement n’était pas exposée.

A cette égard, deux principes guideront mon action :

*la responsabilité

la responsabilité signifie en premier lieu continuer à ne pas prendre que les engagements que je peux tenir. C’est également parler le langage de la vérité aux citoyens. Par la grâce du Tout-Puissant et la transparence aidant, je tenterai de convaincre le peuple djiboutien de la pertinence de mes choix.

Par mon comportement et mode de gestion, je m’attacherai à ce que le futur gouvernement fasse respecter les vertus d’humilité, de modération, de rigueur, et à promouvoir le culte du travail bien fait et le souci d’économie dans la gestion des fonds publics, s’offrant ainsi en exemple à nos concitoyens.

 

La disponibilité

Etre au service des djiboutiens, telle a toujours été la mission du gouvernement. C’est pourquoi j’exigerai de lui qu’il soit disponible vis-à-vis des citoyens et de leurs préoccupations et de s’atteler à les satisfaire.

La disponibilité doit être aussi de rigueur pour tous les acteurs de la vie économique et sociale de notre Nation, des dirigeants d’entreprise au simple citoyen.

C’est en nous écoutant et en nous concertant que nous ferons de la République de Djibouti un pays de progrès et une démocratie majeure.

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