PLATE-FORME POLITIQUE POUR LA LEGISLATURE 1997 - 2002

UN NOUVEL ELAN
POUR UNE SOCIETE PLUS DEMOCRATIQUE
ET SOLIDAIRE

Le Rassemblement populaire pour le Progrès a pour ambition forte et objectif à construire avec le peuple djiboutien, une société plus juste, plus tolérante, respectueuse de ses lois républicaines.

Une société garante de la paix et de la stabilité intérieure - qui utilise la compétence pour progresser et se développer - qui donne l'espoir et la chance à sa jeunesse afin qu'elle puisse affronter l'avenir avec force.

Une société enfin, plus unie dans ses actions et solidaire dans le rapport entre les Djiboutiens.

Pour la législature qui commencera, nous soumettons aux Djiboutiens cette plate-forme politique qui constitue les propositions, les solutions, les mesures, les actions pour lesquelles notre parti s'engage à réaliser pour résoudre les difficultés actuelles et pour mener notre pays vers une nouvelle étape plus heureuse et plus prospère à la fin de la législature.

Au cours de la législature de 1997-2002, notre parti entend :

- Promouvoir la démocratie

- Renforcer l'état de droit

- Réformer et consolider les institutions de l'Etat

- Redresser l'économie nationale

- Améliorer la rentabilité et la gestion des établissements publics

- Rendre performant et parfaitement compétitives les prestations des services que nous rendons aux usagers nationaux et internationaux.

- Promouvoir l'enseignement général et l'enseignement technique et les rendre un outil de développement du pays et d'épanouissement des Djibouti

- Améliorer la santé des populations et privilégiant la prévention
- Développer les logements sociaux
- Répondre aux préoccupations de la jeunesse djiboutienne
- Combattre la délinquance juvénile
- Continuer de développer les grandes infrastructures nationales
- Promouvoir et encourager le secteur privé à s'élargir et à s'amplifier etc...


Il ne s'agit pas pour nous des promesses faites pour le temps des élections et qui n'auront pas des résultats par la suite, mais, un engagement que nous prenons avec force et responsabilité devant notre pays et notre peuple

POLITIQUE

Dans ce domaine, le RPP continuera d'œuvrer pour la consolidation de la paix et ta stabilité intérieure, considérant que sans une paix solide et sans stabilité, aucun développement ni progrès n'est possible.
Avec la paix et la stabilité, nous sommes surs de construire notre pays, de développer les différents secteurs de la vie socio-économique et de penser aussi à l'épanouissement moral de notre peuple.

Notre pays sera aussi, en mesure de donner confiance aux investisseurs nationaux et étrangers qui sont présents ou qui les seront ainsi qu'aux pays avec lesquels nous entretenons des relations politiques et commerciales.

Sur le plan social, les Djiboutiens pourront s'épanouir moralement et vivre dans un environnement où il fait bon vivre.

La démocratie, le respect d'autrui, la liberté d'entreprendre, de penser pourront également s'épanouir avec un tel environnement.
Pour cela, il faudra un Etat fort, en termes d'efficacité avec des institutions solides, capables d'assurer et garantir la bonne marche de notre système.
Ainsi, des réformes institutionnelles deviennent nécessaires, lesquelles seront entreprises dès le début de la législature.


REFORMES DES INSTITUTIONS DE L'ETAT


Le Gouvernement n'a pas ménagé ses efforts pour entreprendre la réforme des institutions de l'Etat quand il 1a jugeait indispensable ou à chaque fois que la situation politique du pays s'y prêtait.

La nouvelle Constitution adoptée par le peuple juste à la veille de la législature 92-97 et l'instauration de la démocratie et du multipartisme sont des exemples qui témoignent que Djibouti est un pays qui bouge avec l'évolution du temps.


a) Administration centrale
Soucieux de la bonne marche de l'administration centrale, le gouvernement entreprendra une réorganisation et une restructuration des différents départements de la Fonction publique et particulièrement les Finances publiques pour assainir la gestion financière de l'Etat.

Une étude actuellement en cours devra permettre à rétablir l'image de l'administration et surtout sa capacité d'assurer pleinement sa mission avec la stricte application des règles et des lois qui régissent son fonctionnement.
Avec cette nouvelle réorganisation, nous sommes convaincus que l'administration retrouvera sa faculté de :

- choisir la compétence plutôt que la complaisance dans le cadre de recrutement des agents de l'Etat.

- sanctionner les fonctionnaires en cas de fautes

- privilégier les bons cadres et les travailleurs consciencieux

- bannir toute intervention extérieure de nature à perturber le bon fonctionnement vis-à-vis des biens publics

- améliorer le rapport entre l'administration et les administrés.

b) Décentralisation
Comme notre Parti l'a préconisé dans son programme politique à l'occasion de la campagne électorale de 92, le Gouvernement a mis en place, au cours de l'année 96, une Commission nationale de Décentralisation, chargée d'élaborer le projet de texte instituant la Décentralisation dans notre pays.

Cette commission regroupait des représentants de tous les secteurs politiques, économiques et sociaux du pays.

La commission a remis ses travaux au Gouvernement qui soumettra à son tour au Parlement les textes de lois sur la Décentralisation au début de la législature 97-02.

La Décentralisation sera donc une réalité le plus rapidement possible, avec une période transitoire de 3 ans pour chacun de nos 4 districts de l'intérieur actuels qui seront transformés en 4 collectivités territoriales autonomes.

La Décentralisation est une réforme importante et décisive, dans le cadre de l'organisation des structures administratives de l'Etat.

Cette réforme représente la forme la plus avancée et la plus démocratique quant à l'organisation administrative du pays.

Elle permet aux populations de ces nouvelles collectivités territoriales de participer à la gestion et à la conduite des affaires de leur région.

Les populations concernées se sentiront plus responsables. Elles seront les véritables acteurs et non des spectateurs dans la prise en charge de leurs propres affaires avec cette nouvelle réforme-

c) La bonne gouvernance et l'Etat de droit
Le Rassemblement populaire pour le Progrès préconise que le Gouvernement qui sera issu de son rang ait une vision claire des grandes orientations qui doivent présider la destinée du pays.

Il doit être un Gouvernement cohérent et solidaire qui doit travailler dans l'unité de tous ses membres.

Il doit placer l'intérêt suprême du pays et du peuple avant toute autre chose.

L'intérêt individuel qui préoccupe aujourd'hui, chacun de nous doit s'effacer devant l'intérêt général.

C'est en servant en premier l'intérêt général que chacun pourra trouver son compte, mais, non le contraire.

La bonne gouvernance exige une rigueur absolue dans la gestion du pays et une ouverture d'esprit pour promouvoir son développement.

L'Etat de droit est un Etat qui se respecte, qui respecte sa Constitution et ses lois et qui se soucie constamment de la régularité de l'application de ses lois.

C'est aussi un Etat ouvert aux dialogues et à la concertation avec le citoyen et également avec l'étranger qui respecte bien sûr sa souveraineté et ses lois. C'est dans cet esprit que notre Mouvement oeuvrera pour le renforcement de l'Etat de droit.
Le Gouvernement devra sans cesse penser à consolider la stabilité et la paix intérieure sans lesquelles aucun développement n'est possible.
Cette stabilité sera mieux préservée avec la protection de la sécurité des citoyens et des biens par un service d'ordre efficace et responsable et par une justice bien rendue dans le respect de la loi et de la démocratie.

Ainsi, on pourra :

- donner confiance aux investisseurs nationaux et étrangers qui voudront investir dans le pays

- promouvoir une politique de privatisation en encourageant le secteur privé et les initiatives privées

- désengager l'Etat à plus ou moins à long terme, de toute autre activité en dehors de ses activités traditionnelles à savoir :

- l'éducation,

- la santé,

- la défense de l'intégrité territoriale,

- le maintien de l'ordre public,

- la justice etc...

d) La démocratie
5 ans se sont écoulés depuis que la démocratie a été instaurée dans notre pays. C'est peu, pour qu'elle soit correctement assimilée et qu'elle s'exprime déjà dans nos comportements de tout le jour.

La démocratie ne se décrète pas, elle ne s'improvise pas, elle n'est pas à être imposée non plus. C'est un état d'esprit qui doit évoluer, progresser jusqu'à qu'on soit conscient du bien fondé de ce concept,

II implique pour nous d'accepter, d'assimiler et enfin d'épouser jusqu'à la faire intégrer dans nos comportements quotidiens, dans nos mœurs et dans notre culture.

Le Rassemblement populaire pour le Progrès entend favoriser l'assimilation de la démocratie et son épanouissement au sein de notre société.

Tous les moyens de nature à favoriser sa compréhension seront mis à contribution.
La radio, la télévision, la presse écrite et parlée seront mobilisées et utilisées comme support pour donner une large diffusion aux informations, aux débats et aux séminaires organisés relatifs à la démocratie pour faciliter sa bonne assimilation.

Notre Mouvement proposera au Gouvernement au cours de la législature de mettre en étude les possibilités existantes pour introduire l'initiative de la démocratie dans le programme de l'éducation civique des enfants.

C'est la voie la plus sûre qui permettra à notre société d'accélérer la compréhension de la démocratie et son intégration dans la vie quotidienne des Djiboutiens.

e) La justice
Faciliter l'accès des Djiboutiens a leur justice en la rapprochant au plus près dans leur lieu d'habitation.

Ainsi, pour décongestionner la capitale où se concentre l'ensemble des institutions judiciaires, il y aura dans les 5 ans à venir 4 tribunaux de Ire instances dans les 4 districts et 5 juges de paix, dans les arrondissements de la capitale.

Les maisons d'arrêts des districts de l'intérieur seront également réhabilitées pour permettre aux prisonniers d'être près de leurs familles,

Une réforme en profondeur de notre législation rendra notre système juridique efficace, crédible et performant.

Le plan d'action quinquennal (1997-2002) prévoit, dans ce domaine une meilleure restructuration des services juridiques, un renforcement du personnel existant, lequel bénéficiera aussi d'une formation de perfectionnement continue notamment, des stages de recyclage ou de spécialisation.

Nous sommes certains que cette réforme apportera à la justice les moyens et la capacité nécessaires qui lui permettront de fonctionner de façon adéquate et de garantir son indépendance des pouvoirs publics.

Un Code de la famille est également en élaboration dans ce domaine pour doter un statut à la famille pour son épanouissement dans un cadre favorable.

f) La démobilisation
La démobilisation du personnel militaire qui a un impact politique et socio-économique constitue pour notre Parti une priorité majeure.

Le Gouvernement a financé par ses propres moyens le départ d'un premier effectif de r300 soldats.

Pour le reste, un programme de financement a été soumis aux bailleurs de fonds à l'occasion de la Table ronde des 28 et 29 mai 1997 à Genève.
Ainsi, la France a accepté de financer le départ de 3000 hommes et la Communauté européenne prendra en charge la démobilisation du tiers restant dés le début de l'année 98.

Suivant le programme et l'orientation établis pour la démobilisation, les démobilisés bénéficieront :

- d'une réintégration dans leur service d'origine pour les anciens travailleurs mobilisés

- d'une prime de départ de 353.760 FD pour les soldats envoyés au front et de 176.880 FD pour ceux qui sont dans la zone de paix.

- des appuis techniques à savoir information, conseil pour les démobilisés qui veulent s'installer et travailler pour leur propre compte

- d'une formation professionnelle technique pour leur permettre d'avoir des métiers qui pourront leur donner la possibilité de trouver du travail.
Dans le cadre de la démobilisation, il y a 487 soldats handicapés soient 5% de l'effectif total à démobiliser.

Ces soldats constituent la catégorie sociale la plus vulnérable et qui a besoin plus d'assistance et d'appui spécial pour sa réinsertion dans la vie sociale.

Cette catégorie de soldats bénéficiera d'une attention particulière du pouvoir public et aura le soutien nécessaire compte tenu de son handicape et suivant le niveau d'infirmité de chacun,
Au début de la législature 97-02, seront démobilisés les soldats non encore touchés dont les handicapés.

Ces derniers seront entourés des soins particuliers en raison de leur état de santé et de leur difficulté d'intégrer facilement dans la société.
En plus du prime de départ, ils auront également :

- une pension d'invalidité dont le montant est proportionnel au degré d'invalidité

- des soins médicaux et consultations aux intéressés et à leurs familles.
Les traitements médicaux leurs seront garantis pour leur permettre de retrouver ou de maintenir l'essentiel de leur faculté mentale et physique :

- des traitements chirurgicaux pour leur permettre de retrouver la capacité de leur organisme malade

- des prothèses pour ceux auxquels ils sont nécessaires pour leur permettre d'avoir les mouvements et les déplacements indispensables

- des moyens de déplacement (fauteuils roulants, motocyclettes adaptées etc...) pour les handicapés graves, essentiellement les paraplégiques

- un programme de formation pour leur apprendre entre autre, la fabrication des produits artisanaux

- aide aux logements : un soutien matériel et financier sera accordé aux handicapés graves pour leur permettre de construire leurs logements d'habitation.

Le coût total pour la réalisation effective du programme de démobilisation est de 4.701.790.308 FD dont 33,6% à la charge de l'Etat soit 1.540.066.308 FD.
La démobilisation sera probablement terminée au cours de l'année 98.

Mais, le programme de réinsertion des démobilisés se poursuivra et les structures de démobilisation et de réinsertion resteront en place et fonctionneront jusqu'au terme de leur mission.

Ainsi, le Rassemblement populaire pour le Progrès sera toujours à l'avant-poste pour satisfaire les aspirations du peuple djiboutien et continuera avec conviction à :

- Consolider la paix et la concorde nationale

- Renforcer le combat pour la défense des acquis de la nation

- Elever la conscience du Djiboutien patriote, de bonne moralité

- Renforcer la solidarité nationale

- Rapprocher l'administration aux djiboutiens

- Faire participer les populations à la gestion de leur pays
- Favoriser le dialogue avec les jeunes

- Soutenir la promotion de la femme et sa participation à la vie de la communauté nationale

- Apporter son concours à toute initiative tendant au développement culturel et sportif

- Se soucier constamment à l'épanouissement de l'islam dans notre pays

- Développer et consolider nos relations avec les pays de la région de l'IGAD

- Faciliter l'intégration régionale par la coopération

- Militer pour la paix et la compréhension entre les peuples du monde


ECONOMIE

Le redressement de l'économie nationale est la priorité absolue de notre Mouvement pour les années à venir.

Ce redressement, le Gouvernement l'a déjà entamé depuis le 15 avril 1996 en s'engagent dans un Programme d'Ajustement structurel avec le FMI.
Des mesures d'austérité et une rigueur budgétaire ont été prises pour accompagner cet ajustement structurel et pour pouvoir stopper la détérioration de l'économie nationale.

L'accord stand-by se poursuivra, si tout va pour le mieux par la FASR (Facilité d'Ajustement Structurel Renforcée) d'une durée de 3 ans.

La rigueur budgétaire sera maintenue au cours de l'année 98.
Des réformes institutionnelles tant au niveau de l'Etat qu'au niveau des établissements publics seront entreprises pour réduire les dépenses de l'Etat, augmenter ses recettes et pour améliorer de façon générale la santé de notre économie.

L'objectif de notre Parti, dans ce domaine est de ramener le pays à une situation macro-économique plus stable de nature à favoriser la reprise d'une croissance soutenue, l'emploi, la viabilité des paiements extérieurs et la lutte contre la pauvreté.

Ainsi, nous préconisons de :

- Continuer l'assainissement des finances publiques et le programme de réforme économique

- Finaliser le plan cadre macro-économique avec la Banque mondiale

- Maintenir les investissements dans les infrastructures économiques

- Valoriser et faire connaître les atouts économiques de notre pays.

SOCIAL


Education

Le RPP a fait de l'éducation une priorité nationale et propose :

- d'augmenter la capacité d'accueil du système éducatif

- de réduire la déperdition scolaire

- d'accorder une attention particulière à la scolarisation des filles

- de construire plus d'écoles, de collèges, de lycées aussi bien à Djibouti que dans les districts de l'intérieur

- de développer l'enseignement technique et professionnel et adapter le contenu des programmes aux besoins du marché

- d'améliorer la qualité de l'enseignement

- d'intensifier l'analphabétisation des adultes

- d'adapter l'enseignement aux réalités socio-économique et en faire un outil de développement de notre pays

- préparer la relève des coopérants dans ce domaine.

De donner une importance capitale à la formation des cadres intermédiaires, source, de promotion au développement des pays africains.
De diversifier et d'élargir les pays dans lesquels nos bacheliers poursuivront leurs études supérieures..

D'établir des relations de coopération dans le domaine de l'éducation avec le maximum de pays dans le monde.

D'autoriser et d'encourager les étudiants à avoir accès à l'enseignement du 3e cycle et des grandes écoles.

Santé

Le Rassemblement populaire pour le Progrès propose :

- De réaliser les objectifs prioritaires de la politique de santé, les objectifs définis dans le plan national de développement sanitaire 1996-2000 (réhabiliter des infrastructures existantes, élargir les infrastructures nationales dans tout le pays, une meilleure gestion des ressources humaines et matérielles, améliorer la qualité de services de soins etc...).

- D'organiser une meilleure performance du système de santé pour l'amélioration de la santé des populations.

Un effort important sera consacré à l'hygiène et à la protection de la mère et de l'enfant.

L'enfant sera pris en charge dès la-naissance et bénéficiera de toutes les vaccinations nécessaires et d'autres soins utiles.

La lutte contre les grands fléaux (tuberculose, SIDA etc...) sera une priorité du Gouvernement. Ces fléaux seront combattus et suivis sur le plan régional avec la collaboration des pays de la région.

Notre Mouvement demandera le Gouvernement au cours de la législature, de proposer aux Gouvernements des pays de la région, d'associer leurs efforts et de prendre des actions communes pour la lutte contre ces maladies.

Compte tenu du nombre important des personnes atteintes de ces maladies (6 millions dans la région) les pays concernés devront mettre en place une structure qui leur permettra de suivre de près toute personne touchée par ces maladies.

En cas de déplacement dans les différents pays associés les malades munis de carte sanitaire portant leur identité et leur traitement en cours pourront bénéficier des soins et des médicaments dont ils ont besoin quel que soit le pays de séjour.

INFRASTRUCTURES ROUTIERES ETASSAINISSEMENT


a) Infrastructures routières

Des efforts non négligeables ont été faits dans le développement des réseaux routiers.

Ces efforts seront également maintenus voire redoublés, dans les années à venir.

Ont été réalisés au cours de législature 92-97 :

- la route d'Arta

- la route de Venise

- le pont d'Italie (avec financement italien).


Sont en cour de réalisation :

- La réhabilitation de la route nationale 1 et 2 financée par le Japon pour un montant de 2,7 milliards de FD.

- La remise en état de la route du roi Fahd avec un financement du Fond saoudien de 800 millions FD.

- La construction de la route nationale 19 (Ali-Sabieh/Guellilé) avec un emprunt contracté par l'Etat auprès de la Banque islamique de Développement pour un montant de 750 millions FD.

Au cours de la législature 1997-2002 sont prévues :

- La construction de la route nationale 5 (grand Bara/Ali-Sabieh/Diré-Dawa).
Cette route fait partie d'un programme prioritaire qui a bénéficié de l'accord de Djibouti et de l'Ethiopie.

- La route Djibouti/ Loyada/Zeila jusqu'à Mogadiscio. Cette route attend l'instauration de la paix en Somalie pour son démarrage.

b) Assainissement

Dans ce domaine, nous avons des difficultés sérieuses pour évacuer convenablement aussi bien les eaux pluviales que les eaux usées.

Les raisons sont les manques de canalisations suffisantes pour la ville de Djibouti et tout vient du fait qu'on a négligé de prévoir le système de canalisation au moment où la ville se développait et s'agrandissait et ou également les grandes artères de la ville se construisaient.

Cependant, un effort énorme a été fait et d'important travaux de canalisation sont actuellement en cours d'achèvement avec la société SADE.

A l'issue de ces travaux, les eaux pluviales pourront en grande partie, s'évacuer normalement dans la ville et le risque de voir l'eau stagner dans les grandes artères ou dans les quartiers diminuera sensiblement.

Pour les eaux usées, une surveillance permanente et des entretiens réguliers seront assurés pour lutter contre ce qui empêche le bon fonctionnement du système existant.

Le RPP considère que l'assainissement de la ville est l'affaire de tous et qu'il faudra que les populations participent à la surveillance et la bonne tenue du système d'évacuation d'eaux usées qui, si elles ne sont pas évacuées correctement provoquent, incontestablement des inconvénients majeurs pour notre propre santé.


LA JEUNESSE DJIBOUTIENNE


La jeunesse représente aujourd'hui la majorité de la population djiboutienne.
60% de la population ont entre 18 à 30 ans, ce qui place notre pays parmi les pays jeunes.

Cette jeunesse représente la force vive et l'avenir de notre pays.
Tout pays qui se respecte doit avoir une politique pour sa jeunesse. Le plus grand fléau dont souffre à l'heure actuelle la jeunesse est le chômage.
Ce chômage n'est pas particulier à la jeunesse djiboutienne, mais, c'est un phénomène mondial qui touchent la jeunesse du monde entier, même dans les pays développés.

Plus le jeune reste longtemps en chômage, plus il devient vulnérable à toutes sortes de dépravation : kath, drogues, alcool, délinquance, banditisme, vols à main armée etc.,.

La meilleure façon de détourner notre jeunesse de ce mauvais chemin est d'avoir une politique claire en sa faveur.

Pour notre Parti, la question de la jeunesse était toujours au centre de ses préoccupations.

Conscient de la situation de la jeunesse et des moyens limités de notre pays, il propose à la jeunesse de résister contre les tentations et de ne pas tomber dans la délinquance en guise de désespoir, mais, de chercher et de retrouver l'esprit d'initiative et de création en se prenant elle-même en charge.
Ceux parmi la jeunesse qui ont une formation professionnelle devront créer leur petite entreprise.

Le Gouvernement les soutiendra par l'intermédiaire de l'AGETIP (Agence d'Intérêt Public) de Crédit d'Epargne, de Crédit mutuel ou de la Banque de Développement qu'il compte récapitaliser ou créer dans le cadre du renforcement de la capacité économique en cours, s'ils ont des propositions solides.


Ceux qui n'ont pas de formation professionnelle pourront bénéficier d'une formation technique dans les centres de formations professionnelle qui seront réorganisés et développés.

Pour l'épanouissement de la faculté physique intellectuelle, culturelle et morale de la jeunesse en général, le RPP propose d'adopter avant tout cette stratégie en faveur du développement du sport :

A) Réhabiliter et améliorer les infrastructures sportives existantes et créer de nouvelles installations.

B) Réhabiliter les Maisons des Jeunes qui seront désormais appelées "Centre socio-éducatif et culturel".

C) Rédynamiser les associations des jeunes des différents quartiers de la capitale et des chefs-lieu des districts de l'intérieur.

D) Faire des textes de lois régissant le sport.

E) Créer un fond pour le sport avec la participation des grandes sociétés privées (certains sponsorisent déjà des clubs).

Ces sociétés seront associées pleinement dans la gestion de ces fonds afin qu'elles puissent connaître leur utilisation.

Dans le cadre de cette stratégie, notre Mouvement s'engage à :

- Réhabiliter l'ancien stade pour faire un stade d'entraînement pluridisciplinaire.

- 2 autres stades seront crées à Djibouti et à Balbala dès l'année 98.

- Les stades existants à Ali-Sabieh, Dikhil, Tadjourah et Obock seront renforcés et équipés de matériels sportifs.

- Reprendre le projet de la gymnase d'Ambouli, rechercher le financement nécessaire pour sa construction.

- Améliorer les aires de jeu déjà existantes dans les différents endroits de la ville.

- Créer des piscines d'eau de mer à Héron et à Doraleh.


Seront mis en étude

- Le projet de création d'une piscine municipale au centre de la ville de Djibouti.

- Le projet de création d'une école de football.

Les centres culturels existants seront réaménagés et équipés, d'autres verront le jour dans les différents quartiers de Djibouti et dans les chefs-lieux des districts de l'intérieur.

Ces centres culturels seront administrés et gérés par les jeunes des quartiers eux-mêmes en élisant leur propre conseil d'administration.

En plus de ce sport de masse que la jeunesse djiboutienne pratique habituellement, il nous faut également l'encourager à pratiquer le sport de compétition.
Faut-il rappeler que notre pays a déjà produit des marathoniens et qu'il existe encore, sans aucun doute des jeunes qui ont les prédispositions nécessaires.

Mais, toujours est-il qu'il faudra détecter les jeunes qui pourraient avoir une quelconque prédisposition naturelle aux sports, au football, etc..., dès leur jeune âge.

Cela aurait permis à un grand nombre des jeunes djiboutiens à prendre part aux compétitions internationales et à jouer dans les grands clubs européens de football.

Ainsi, le sport djiboutien serait un moyen de réinsertion sociale pour notre jeunesse.

LA CHAINE DE TRANSPORTS


Dans ce domaine, notre pays dispose des infrastructures modernes et des équipements de qualité notamment aux Port, Aéroport et Télécommunications.
De niveau international, ces établissements peuvent aujourd'hui offrir des services de qualité. Cependant, nous déplorons en ce moment une baisse d'activités au niveau de chacun de ces établissements.

Or, cette baisse résulte d'une part de la diminution sensible des activités commerciales du pays avec l'état actuel de l'économie nationale et de la baisse également évidente des échanges commerciaux entre notre pays et les pays de la région d'autre part.


Toutefois, nous pensons qu'avec la réforme des établissements publics en cours et qui s'intéressera essentiellement à la condition juridique, de gestion et d'assainissement de leurs situations financières, leurs activités pourront se développer.

Dans cette perspective, notre mouvement propose que :

Le Port cherche à offrir de meilleurs services et un cadre sécurisant pour ses usagers :

- Etre compétitif par rapport aux Ports de la région.

- Réduire le coût des prestations pour attirer le maximum de clients.
- Chercher à faire connaître notre Port à l'extérieur

L'Aéroport rend ses services plus efficaces et moins chers comparativement aux aéroports de la région pour avoir le maximum de touchées.
Ces actions de l'aéroport pourront être encouragées par la politique de "ciel ouvert" où toute compagnie aérienne qui désire pourra bénéficier des droits de trafic pour toute destination vers et à partir de Djibouti.

La Télécommunication puisse connecter les pays de la région sur ses réseaux de câbles sous-marins en usant de la bonne entente et ses équipements ne répondent plus aux exigences du moment.

Quant au Chemin de fer Djibouto-Ethiopien. Il se trouve aujourd'hui dans une situation de vétusté. Il est vieil de 100 ans et ses équipements ne répondent plus aux exigences du moment.

Le Chemin de fer ne sera plus compétitif par rapport au transport routier qui est en voie de développement entre Djibouti et l'Ethiopie et qui prendra de l'ampleur considérable dans les années à venir.

En dehors de réforme juridique de son statut actuel et de réorganisation structurelle, le Chemin de fer Djibouto-Ethiopien a besoin d'être rénové complètement.

Il faudrait que les 2 pays partenaires puissent se mettre d'accord et chercher le financement nécessaire pour un nouveau tracé, une électrification du rail afin que le CDE puisse répondre aux normes internationales actuelles.

PROLOGUE


Le Rassemblement populaire pour le Progrès propose au pays des perspectives d'avenir meilleur :

Préparer Djibouti au XXIème siècle.

Notre parti s'est doté des structures plus performantes et plus efficaces. Il a retrouvé sa cohésion.

Il soumet aux Djiboutiennes et Djiboutiens un projet porteur d'espoir, un nouvel élan pour une société plus démocratique et solidaire qui doit ;

- Garantir l'indépendance de la justice des pouvoirs politiques.

- Assurer au Parlement ses prérogatives de contrôle de l'exécutif, de délibération,

- Assurer la stabilité intérieure.

- Décentraliser et déconcentrer les pouvoirs,

- Offrir un environnement stable et sécurisant pour attirer nos investisseurs nationaux et étrangers à investir.

- Assurer la représentation des femmes dans la vie politique.

- Lutter contre tes abus du pouvoir, restaurer la morale publique.

Nous proposons d'améliorer l'efficacité de l'administration, de renforcer la bonne gouvernance, de rajeunir l'appareil d'Etat, de réduire la taille et le coût de la sphère publique et de lutter contre la corruption.
Le RPP engage le pays dans un processus de réformes économiques et financières.

Nous voulons créer un cadre macro-économique favorable à la croissance, à l'emploi et à l'amélioration des conditions de vie.

De petites entreprises de production sont à promouvoir :

- Machines "taille-pierres" à Ali-Sabieh et à Obock.

- Développer l'exploitation de pêche en encourageant les coopératifs et en les aidant à acquérir des embarcations de pêche.
Dans le cadre de la décentralisation, il nous faut penser au dragage du Port de Tadjourah et celui d'Obock.

Le programme de redressement vise :

- La stabilité et la croissance du PIB.

- La réduction du taux de l'inflation.

- La réduction du déficit budgétaire.

- L'équilibre budgétaire.

- La réduction du déficit extérieur courant.

Nous voulons améliorer les performances des établissements publics, désengager l'Etat, développer le secteur privé, libéraliser le marché du travail pour accroître l'investissement global et le potentiel de création d'emplois.

Nous voulons moderniser et rendre plus compétitive la chaîne de transport

Nous voulons protéger le taux actuel de change fixe de FDJ et l'intégrité de caisse d'émission.

Nous voulons renforcer le rôle de notre pays dans la région sur les plans des finances et du commerce de transit.

Nous réaffirmons les priorités de notre politique sociale :

- Réaliser le programme de lutte contre la pauvreté avec le soutien de la Banque mondiale.

- Valoriser nos ressources humaines.

- Améliorer la qualité et la quantité des services, des soins, procurer une large couverture sanitaire.

- Satisfaire les besoins en eau potable des populations.

- Améliorer le cadre de l'habitat.

- Faciliter l'accès aux logements, surtout pour les plus défavorisés.

- Protéger l'environnement.

- Rénover le système de protection sociale et renforcer la solidarité nationale

- Lutter contre la délinquance, le travail clandestin.

- Réduire le coût de l'électricité, rechercher d'autres sources d'énergie moins chères pour le développement industriel de notre pays.

- Maintenir les subventions des denrées de première nécessité, du transport public.

Nous continuerons à privilégier les dépenses sociales, réduire les inégalités, lutter contre le chômage, l'exclusion, la pauvreté.

 

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POUR LA LEGISLATURE 1997 - 2002

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