|
UN NOUVEL ELAN
POUR UNE SOCIETE PLUS DEMOCRATIQUE
ET SOLIDAIRE
Le Rassemblement populaire pour le Progrès a pour ambition
forte et objectif à construire avec le peuple djiboutien,
une société plus juste, plus tolérante, respectueuse
de ses lois républicaines.
Une société garante de la paix et de la stabilité
intérieure - qui utilise la compétence pour progresser
et se développer - qui donne l'espoir et la chance à
sa jeunesse afin qu'elle puisse affronter l'avenir avec force.
Une société enfin, plus unie dans ses actions et
solidaire dans le rapport entre les Djiboutiens.
Pour la législature qui commencera, nous soumettons aux
Djiboutiens cette plate-forme politique qui constitue les propositions,
les solutions, les mesures, les actions pour lesquelles notre parti
s'engage à réaliser pour résoudre les difficultés
actuelles et pour mener notre pays vers une nouvelle étape
plus heureuse et plus prospère à la fin de la législature.
Au cours de la législature de 1997-2002, notre parti entend
:
- Promouvoir la démocratie
- Renforcer l'état de droit
- Réformer et consolider les institutions de l'Etat
- Redresser l'économie nationale
- Améliorer la rentabilité et la gestion des établissements
publics
- Rendre performant et parfaitement compétitives les prestations
des services que nous rendons aux usagers nationaux et internationaux.
- Promouvoir l'enseignement général et l'enseignement
technique et les rendre un outil de développement du pays
et d'épanouissement des Djibouti
- Améliorer la santé des populations et privilégiant
la prévention
- Développer les logements sociaux
- Répondre aux préoccupations de la jeunesse djiboutienne
- Combattre la délinquance juvénile
- Continuer de développer les grandes infrastructures nationales
- Promouvoir et encourager le secteur privé à s'élargir
et à s'amplifier etc...
Il ne s'agit pas pour nous des promesses faites pour le temps des
élections et qui n'auront pas des résultats par la
suite, mais, un engagement que nous prenons avec force et responsabilité
devant notre pays et notre peuple
POLITIQUE
Dans ce domaine, le RPP continuera d'uvrer pour la consolidation
de la paix et ta stabilité intérieure, considérant
que sans une paix solide et sans stabilité, aucun développement
ni progrès n'est possible.
Avec la paix et la stabilité, nous sommes surs de construire
notre pays, de développer les différents secteurs
de la vie socio-économique et de penser aussi à l'épanouissement
moral de notre peuple.
Notre pays sera aussi, en mesure de donner confiance aux investisseurs
nationaux et étrangers qui sont présents ou qui les
seront ainsi qu'aux pays avec lesquels nous entretenons des relations
politiques et commerciales.
Sur le plan social, les Djiboutiens pourront s'épanouir
moralement et vivre dans un environnement où il fait bon
vivre.
La démocratie, le respect d'autrui, la liberté d'entreprendre,
de penser pourront également s'épanouir avec un tel
environnement.
Pour cela, il faudra un Etat fort, en termes d'efficacité
avec des institutions solides, capables d'assurer et garantir la
bonne marche de notre système.
Ainsi, des réformes institutionnelles deviennent nécessaires,
lesquelles seront entreprises dès le début de la législature.
REFORMES DES INSTITUTIONS DE L'ETAT
Le Gouvernement n'a pas ménagé ses efforts pour entreprendre
la réforme des institutions de l'Etat quand il 1a jugeait
indispensable ou à chaque fois que la situation politique
du pays s'y prêtait.
La nouvelle Constitution adoptée par le peuple juste à
la veille de la législature 92-97 et l'instauration de la
démocratie et du multipartisme sont des exemples qui témoignent
que Djibouti est un pays qui bouge avec l'évolution du temps.
a) Administration centrale
Soucieux de la bonne marche de l'administration centrale, le gouvernement
entreprendra une réorganisation et une restructuration des
différents départements de la Fonction publique et
particulièrement les Finances publiques pour assainir la
gestion financière de l'Etat.
Une étude actuellement en cours devra permettre à
rétablir l'image de l'administration et surtout sa capacité
d'assurer pleinement sa mission avec la stricte application des
règles et des lois qui régissent son fonctionnement.
Avec cette nouvelle réorganisation, nous sommes convaincus
que l'administration retrouvera sa faculté de :
- choisir la compétence plutôt que la complaisance
dans le cadre de recrutement des agents de l'Etat.
- sanctionner les fonctionnaires en cas de fautes
- privilégier les bons cadres et les travailleurs consciencieux
- bannir toute intervention extérieure de nature à
perturber le bon fonctionnement vis-à-vis des biens publics
- améliorer le rapport entre l'administration et les administrés.
b) Décentralisation
Comme notre Parti l'a préconisé dans son programme
politique à l'occasion de la campagne électorale de
92, le Gouvernement a mis en place, au cours de l'année 96,
une Commission nationale de Décentralisation, chargée
d'élaborer le projet de texte instituant la Décentralisation
dans notre pays.
Cette commission regroupait des représentants de tous les
secteurs politiques, économiques et sociaux du pays.
La commission a remis ses travaux au Gouvernement qui soumettra
à son tour au Parlement les textes de lois sur la Décentralisation
au début de la législature 97-02.
La Décentralisation sera donc une réalité
le plus rapidement possible, avec une période transitoire
de 3 ans pour chacun de nos 4 districts de l'intérieur actuels
qui seront transformés en 4 collectivités territoriales
autonomes.
La Décentralisation est une réforme importante et
décisive, dans le cadre de l'organisation des structures
administratives de l'Etat.
Cette réforme représente la forme la plus avancée
et la plus démocratique quant à l'organisation administrative
du pays.
Elle permet aux populations de ces nouvelles collectivités
territoriales de participer à la gestion et à la conduite
des affaires de leur région.
Les populations concernées se sentiront plus responsables.
Elles seront les véritables acteurs et non des spectateurs
dans la prise en charge de leurs propres affaires avec cette nouvelle
réforme-
c) La bonne gouvernance et l'Etat de droit
Le Rassemblement populaire pour le Progrès préconise
que le Gouvernement qui sera issu de son rang ait une vision claire
des grandes orientations qui doivent présider la destinée
du pays.
Il doit être un Gouvernement cohérent et solidaire
qui doit travailler dans l'unité de tous ses membres.
Il doit placer l'intérêt suprême du pays et
du peuple avant toute autre chose.
L'intérêt individuel qui préoccupe aujourd'hui,
chacun de nous doit s'effacer devant l'intérêt général.
C'est en servant en premier l'intérêt général
que chacun pourra trouver son compte, mais, non le contraire.
La bonne gouvernance exige une rigueur absolue dans la gestion
du pays et une ouverture d'esprit pour promouvoir son développement.
L'Etat de droit est un Etat qui se respecte, qui respecte sa Constitution
et ses lois et qui se soucie constamment de la régularité
de l'application de ses lois.
C'est aussi un Etat ouvert aux dialogues et à la concertation
avec le citoyen et également avec l'étranger qui respecte
bien sûr sa souveraineté et ses lois. C'est dans cet
esprit que notre Mouvement oeuvrera pour le renforcement de l'Etat
de droit.
Le Gouvernement devra sans cesse penser à consolider la stabilité
et la paix intérieure sans lesquelles aucun développement
n'est possible.
Cette stabilité sera mieux préservée avec la
protection de la sécurité des citoyens et des biens
par un service d'ordre efficace et responsable et par une justice
bien rendue dans le respect de la loi et de la démocratie.
Ainsi, on pourra :
- donner confiance aux investisseurs nationaux et étrangers
qui voudront investir dans le pays
- promouvoir une politique de privatisation en encourageant le
secteur privé et les initiatives privées
- désengager l'Etat à plus ou moins à long
terme, de toute autre activité en dehors de ses activités
traditionnelles à savoir :
- l'éducation,
- la santé,
- la défense de l'intégrité territoriale,
- le maintien de l'ordre public,
- la justice etc...
d) La démocratie
5 ans se sont écoulés depuis que la démocratie
a été instaurée dans notre pays. C'est peu,
pour qu'elle soit correctement assimilée et qu'elle s'exprime
déjà dans nos comportements de tout le jour.
La démocratie ne se décrète pas, elle ne s'improvise
pas, elle n'est pas à être imposée non plus.
C'est un état d'esprit qui doit évoluer, progresser
jusqu'à qu'on soit conscient du bien fondé de ce concept,
II implique pour nous d'accepter, d'assimiler et enfin d'épouser
jusqu'à la faire intégrer dans nos comportements quotidiens,
dans nos murs et dans notre culture.
Le Rassemblement populaire pour le Progrès entend favoriser
l'assimilation de la démocratie et son épanouissement
au sein de notre société.
Tous les moyens de nature à favoriser sa compréhension
seront mis à contribution.
La radio, la télévision, la presse écrite et
parlée seront mobilisées et utilisées comme
support pour donner une large diffusion aux informations, aux débats
et aux séminaires organisés relatifs à la démocratie
pour faciliter sa bonne assimilation.
Notre Mouvement proposera au Gouvernement au cours de la législature
de mettre en étude les possibilités existantes pour
introduire l'initiative de la démocratie dans le programme
de l'éducation civique des enfants.
C'est la voie la plus sûre qui permettra à notre société
d'accélérer la compréhension de la démocratie
et son intégration dans la vie quotidienne des Djiboutiens.
e) La justice
Faciliter l'accès des Djiboutiens a leur justice en la rapprochant
au plus près dans leur lieu d'habitation.
Ainsi, pour décongestionner la capitale où se concentre
l'ensemble des institutions judiciaires, il y aura dans les 5 ans
à venir 4 tribunaux de Ire instances dans les 4 districts
et 5 juges de paix, dans les arrondissements de la capitale.
Les maisons d'arrêts des districts de l'intérieur
seront également réhabilitées pour permettre
aux prisonniers d'être près de leurs familles,
Une réforme en profondeur de notre législation rendra
notre système juridique efficace, crédible et performant.
Le plan d'action quinquennal (1997-2002) prévoit, dans ce
domaine une meilleure restructuration des services juridiques, un
renforcement du personnel existant, lequel bénéficiera
aussi d'une formation de perfectionnement continue notamment, des
stages de recyclage ou de spécialisation.
Nous sommes certains que cette réforme apportera à
la justice les moyens et la capacité nécessaires qui
lui permettront de fonctionner de façon adéquate et
de garantir son indépendance des pouvoirs publics.
Un Code de la famille est également en élaboration
dans ce domaine pour doter un statut à la famille pour son
épanouissement dans un cadre favorable.
f) La démobilisation
La démobilisation du personnel militaire qui a un impact
politique et socio-économique constitue pour notre Parti
une priorité majeure.
Le Gouvernement a financé par ses propres moyens le départ
d'un premier effectif de r300 soldats.
Pour le reste, un programme de financement a été
soumis aux bailleurs de fonds à l'occasion de la Table ronde
des 28 et 29 mai 1997 à Genève.
Ainsi, la France a accepté de financer le départ de
3000 hommes et la Communauté européenne prendra en
charge la démobilisation du tiers restant dés le début
de l'année 98.
Suivant le programme et l'orientation établis pour la démobilisation,
les démobilisés bénéficieront :
- d'une réintégration dans leur service d'origine
pour les anciens travailleurs mobilisés
- d'une prime de départ de 353.760 FD pour les soldats envoyés
au front et de 176.880 FD pour ceux qui sont dans la zone de paix.
- des appuis techniques à savoir information, conseil pour
les démobilisés qui veulent s'installer et travailler
pour leur propre compte
- d'une formation professionnelle technique pour leur permettre
d'avoir des métiers qui pourront leur donner la possibilité
de trouver du travail.
Dans le cadre de la démobilisation, il y a 487 soldats handicapés
soient 5% de l'effectif total à démobiliser.
Ces soldats constituent la catégorie sociale la plus vulnérable
et qui a besoin plus d'assistance et d'appui spécial pour
sa réinsertion dans la vie sociale.
Cette catégorie de soldats bénéficiera d'une
attention particulière du pouvoir public et aura le soutien
nécessaire compte tenu de son handicape et suivant le niveau
d'infirmité de chacun,
Au début de la législature 97-02, seront démobilisés
les soldats non encore touchés dont les handicapés.
Ces derniers seront entourés des soins particuliers en raison
de leur état de santé et de leur difficulté
d'intégrer facilement dans la société.
En plus du prime de départ, ils auront également :
- une pension d'invalidité dont le montant est proportionnel
au degré d'invalidité
- des soins médicaux et consultations aux intéressés
et à leurs familles.
Les traitements médicaux leurs seront garantis pour leur
permettre de retrouver ou de maintenir l'essentiel de leur faculté
mentale et physique :
- des traitements chirurgicaux pour leur permettre de retrouver
la capacité de leur organisme malade
- des prothèses pour ceux auxquels ils sont nécessaires
pour leur permettre d'avoir les mouvements et les déplacements
indispensables
- des moyens de déplacement (fauteuils roulants, motocyclettes
adaptées etc...) pour les handicapés graves, essentiellement
les paraplégiques
- un programme de formation pour leur apprendre entre autre, la
fabrication des produits artisanaux
- aide aux logements : un soutien matériel et financier
sera accordé aux handicapés graves pour leur permettre
de construire leurs logements d'habitation.
Le coût total pour la réalisation effective du programme
de démobilisation est de 4.701.790.308 FD dont 33,6% à
la charge de l'Etat soit 1.540.066.308 FD.
La démobilisation sera probablement terminée au cours
de l'année 98.
Mais, le programme de réinsertion des démobilisés
se poursuivra et les structures de démobilisation et de réinsertion
resteront en place et fonctionneront jusqu'au terme de leur mission.
Ainsi, le Rassemblement populaire pour le Progrès sera toujours
à l'avant-poste pour satisfaire les aspirations du peuple
djiboutien et continuera avec conviction à :
- Consolider la paix et la concorde nationale
- Renforcer le combat pour la défense des acquis de la nation
- Elever la conscience du Djiboutien patriote, de bonne moralité
- Renforcer la solidarité nationale
- Rapprocher l'administration aux djiboutiens
- Faire participer les populations à la gestion de leur
pays
- Favoriser le dialogue avec les jeunes
- Soutenir la promotion de la femme et sa participation à
la vie de la communauté nationale
- Apporter son concours à toute initiative tendant au développement
culturel et sportif
- Se soucier constamment à l'épanouissement de l'islam
dans notre pays
- Développer et consolider nos relations avec les pays de
la région de l'IGAD
- Faciliter l'intégration régionale par la coopération
- Militer pour la paix et la compréhension entre les peuples
du monde
ECONOMIE
Le redressement de l'économie nationale est la priorité
absolue de notre Mouvement pour les années à venir.
Ce redressement, le Gouvernement l'a déjà entamé
depuis le 15 avril 1996 en s'engagent dans un Programme d'Ajustement
structurel avec le FMI.
Des mesures d'austérité et une rigueur budgétaire
ont été prises pour accompagner cet ajustement structurel
et pour pouvoir stopper la détérioration de l'économie
nationale.
L'accord stand-by se poursuivra, si tout va pour le mieux par la
FASR (Facilité d'Ajustement Structurel Renforcée)
d'une durée de 3 ans.
La rigueur budgétaire sera maintenue au cours de l'année
98.
Des réformes institutionnelles tant au niveau de l'Etat qu'au
niveau des établissements publics seront entreprises pour
réduire les dépenses de l'Etat, augmenter ses recettes
et pour améliorer de façon générale
la santé de notre économie.
L'objectif de notre Parti, dans ce domaine est de ramener le pays
à une situation macro-économique plus stable de nature
à favoriser la reprise d'une croissance soutenue, l'emploi,
la viabilité des paiements extérieurs et la lutte
contre la pauvreté.
Ainsi, nous préconisons de :
- Continuer l'assainissement des finances publiques et le programme
de réforme économique
- Finaliser le plan cadre macro-économique avec la Banque
mondiale
- Maintenir les investissements dans les infrastructures économiques
- Valoriser et faire connaître les atouts économiques
de notre pays.
SOCIAL
Education
Le RPP a fait de l'éducation une priorité nationale
et propose :
- d'augmenter la capacité d'accueil du système éducatif
- de réduire la déperdition scolaire
- d'accorder une attention particulière à la scolarisation
des filles
- de construire plus d'écoles, de collèges, de lycées
aussi bien à Djibouti que dans les districts de l'intérieur
- de développer l'enseignement technique et professionnel
et adapter le contenu des programmes aux besoins du marché
- d'améliorer la qualité de l'enseignement
- d'intensifier l'analphabétisation des adultes
- d'adapter l'enseignement aux réalités socio-économique
et en faire un outil de développement de notre pays
- préparer la relève des coopérants dans ce
domaine.
De donner une importance capitale à la formation des cadres
intermédiaires, source, de promotion au développement
des pays africains.
De diversifier et d'élargir les pays dans lesquels nos bacheliers
poursuivront leurs études supérieures..
D'établir des relations de coopération dans le domaine
de l'éducation avec le maximum de pays dans le monde.
D'autoriser et d'encourager les étudiants à avoir
accès à l'enseignement du 3e cycle et des grandes
écoles.
Santé
Le Rassemblement populaire pour le Progrès propose :
- De réaliser les objectifs prioritaires de la politique
de santé, les objectifs définis dans le plan national
de développement sanitaire 1996-2000 (réhabiliter
des infrastructures existantes, élargir les infrastructures
nationales dans tout le pays, une meilleure gestion des ressources
humaines et matérielles, améliorer la qualité
de services de soins etc...).
- D'organiser une meilleure performance du système de santé
pour l'amélioration de la santé des populations.
Un effort important sera consacré à l'hygiène
et à la protection de la mère et de l'enfant.
L'enfant sera pris en charge dès la-naissance et bénéficiera
de toutes les vaccinations nécessaires et d'autres soins
utiles.
La lutte contre les grands fléaux (tuberculose, SIDA etc...)
sera une priorité du Gouvernement. Ces fléaux seront
combattus et suivis sur le plan régional avec la collaboration
des pays de la région.
Notre Mouvement demandera le Gouvernement au cours de la législature,
de proposer aux Gouvernements des pays de la région, d'associer
leurs efforts et de prendre des actions communes pour la lutte contre
ces maladies.
Compte tenu du nombre important des personnes atteintes de ces
maladies (6 millions dans la région) les pays concernés
devront mettre en place une structure qui leur permettra de suivre
de près toute personne touchée par ces maladies.
En cas de déplacement dans les différents pays associés
les malades munis de carte sanitaire portant leur identité
et leur traitement en cours pourront bénéficier des
soins et des médicaments dont ils ont besoin quel que soit
le pays de séjour.
INFRASTRUCTURES ROUTIERES ETASSAINISSEMENT
a) Infrastructures routières
Des efforts non négligeables ont été faits
dans le développement des réseaux routiers.
Ces efforts seront également maintenus voire redoublés,
dans les années à venir.
Ont été réalisés au cours de législature
92-97 :
- la route d'Arta
- la route de Venise
- le pont d'Italie (avec financement italien).
Sont en cour de réalisation :
- La réhabilitation de la route nationale 1 et 2 financée
par le Japon pour un montant de 2,7 milliards de FD.
- La remise en état de la route du roi Fahd avec un financement
du Fond saoudien de 800 millions FD.
- La construction de la route nationale 19 (Ali-Sabieh/Guellilé)
avec un emprunt contracté par l'Etat auprès de la
Banque islamique de Développement pour un montant de 750
millions FD.
Au cours de la législature 1997-2002 sont prévues
:
- La construction de la route nationale 5 (grand Bara/Ali-Sabieh/Diré-Dawa).
Cette route fait partie d'un programme prioritaire qui a bénéficié
de l'accord de Djibouti et de l'Ethiopie.
- La route Djibouti/ Loyada/Zeila jusqu'à Mogadiscio. Cette
route attend l'instauration de la paix en Somalie pour son démarrage.
b) Assainissement
Dans ce domaine, nous avons des difficultés sérieuses
pour évacuer convenablement aussi bien les eaux pluviales
que les eaux usées.
Les raisons sont les manques de canalisations suffisantes pour
la ville de Djibouti et tout vient du fait qu'on a négligé
de prévoir le système de canalisation au moment où
la ville se développait et s'agrandissait et ou également
les grandes artères de la ville se construisaient.
Cependant, un effort énorme a été fait et
d'important travaux de canalisation sont actuellement en cours d'achèvement
avec la société SADE.
A l'issue de ces travaux, les eaux pluviales pourront en grande
partie, s'évacuer normalement dans la ville et le risque
de voir l'eau stagner dans les grandes artères ou dans les
quartiers diminuera sensiblement.
Pour les eaux usées, une surveillance permanente et des
entretiens réguliers seront assurés pour lutter contre
ce qui empêche le bon fonctionnement du système existant.
Le RPP considère que l'assainissement de la ville est l'affaire
de tous et qu'il faudra que les populations participent à
la surveillance et la bonne tenue du système d'évacuation
d'eaux usées qui, si elles ne sont pas évacuées
correctement provoquent, incontestablement des inconvénients
majeurs pour notre propre santé.
LA JEUNESSE DJIBOUTIENNE
La jeunesse représente aujourd'hui la majorité de
la population djiboutienne.
60% de la population ont entre 18 à 30 ans, ce qui place
notre pays parmi les pays jeunes.
Cette jeunesse représente la force vive et l'avenir de notre
pays.
Tout pays qui se respecte doit avoir une politique pour sa jeunesse.
Le plus grand fléau dont souffre à l'heure actuelle
la jeunesse est le chômage.
Ce chômage n'est pas particulier à la jeunesse djiboutienne,
mais, c'est un phénomène mondial qui touchent la jeunesse
du monde entier, même dans les pays développés.
Plus le jeune reste longtemps en chômage, plus il devient
vulnérable à toutes sortes de dépravation :
kath, drogues, alcool, délinquance, banditisme, vols à
main armée etc.,.
La meilleure façon de détourner notre jeunesse de
ce mauvais chemin est d'avoir une politique claire en sa faveur.
Pour notre Parti, la question de la jeunesse était toujours
au centre de ses préoccupations.
Conscient de la situation de la jeunesse et des moyens limités
de notre pays, il propose à la jeunesse de résister
contre les tentations et de ne pas tomber dans la délinquance
en guise de désespoir, mais, de chercher et de retrouver
l'esprit d'initiative et de création en se prenant elle-même
en charge.
Ceux parmi la jeunesse qui ont une formation professionnelle devront
créer leur petite entreprise.
Le Gouvernement les soutiendra par l'intermédiaire de l'AGETIP
(Agence d'Intérêt Public) de Crédit d'Epargne,
de Crédit mutuel ou de la Banque de Développement
qu'il compte récapitaliser ou créer dans le cadre
du renforcement de la capacité économique en cours,
s'ils ont des propositions solides.
Ceux qui n'ont pas de formation professionnelle pourront bénéficier
d'une formation technique dans les centres de formations professionnelle
qui seront réorganisés et développés.
Pour l'épanouissement de la faculté physique intellectuelle,
culturelle et morale de la jeunesse en général, le
RPP propose d'adopter avant tout cette stratégie en faveur
du développement du sport :
A) Réhabiliter et améliorer les infrastructures sportives
existantes et créer de nouvelles installations.
B) Réhabiliter les Maisons des Jeunes qui seront désormais
appelées "Centre socio-éducatif et culturel".
C) Rédynamiser les associations des jeunes des différents
quartiers de la capitale et des chefs-lieu des districts de l'intérieur.
D) Faire des textes de lois régissant le sport.
E) Créer un fond pour le sport avec la participation des
grandes sociétés privées (certains sponsorisent
déjà des clubs).
Ces sociétés seront associées pleinement dans
la gestion de ces fonds afin qu'elles puissent connaître leur
utilisation.
Dans le cadre de cette stratégie, notre Mouvement s'engage
à :
- Réhabiliter l'ancien stade pour faire un stade d'entraînement
pluridisciplinaire.
- 2 autres stades seront crées à Djibouti et à
Balbala dès l'année 98.
- Les stades existants à Ali-Sabieh, Dikhil, Tadjourah et
Obock seront renforcés et équipés de matériels
sportifs.
- Reprendre le projet de la gymnase d'Ambouli, rechercher le financement
nécessaire pour sa construction.
- Améliorer les aires de jeu déjà existantes
dans les différents endroits de la ville.
- Créer des piscines d'eau de mer à Héron
et à Doraleh.
Seront mis en étude
- Le projet de création d'une piscine municipale au centre
de la ville de Djibouti.
- Le projet de création d'une école de football.
Les centres culturels existants seront réaménagés
et équipés, d'autres verront le jour dans les différents
quartiers de Djibouti et dans les chefs-lieux des districts de l'intérieur.
Ces centres culturels seront administrés et gérés
par les jeunes des quartiers eux-mêmes en élisant leur
propre conseil d'administration.
En plus de ce sport de masse que la jeunesse djiboutienne pratique
habituellement, il nous faut également l'encourager à
pratiquer le sport de compétition.
Faut-il rappeler que notre pays a déjà produit des
marathoniens et qu'il existe encore, sans aucun doute des jeunes
qui ont les prédispositions nécessaires.
Mais, toujours est-il qu'il faudra détecter les jeunes qui
pourraient avoir une quelconque prédisposition naturelle
aux sports, au football, etc..., dès leur jeune âge.
Cela aurait permis à un grand nombre des jeunes djiboutiens
à prendre part aux compétitions internationales et
à jouer dans les grands clubs européens de football.
Ainsi, le sport djiboutien serait un moyen de réinsertion
sociale pour notre jeunesse.
LA CHAINE DE TRANSPORTS
Dans ce domaine, notre pays dispose des infrastructures modernes
et des équipements de qualité notamment aux Port,
Aéroport et Télécommunications.
De niveau international, ces établissements peuvent aujourd'hui
offrir des services de qualité. Cependant, nous déplorons
en ce moment une baisse d'activités au niveau de chacun de
ces établissements.
Or, cette baisse résulte d'une part de la diminution sensible
des activités commerciales du pays avec l'état actuel
de l'économie nationale et de la baisse également
évidente des échanges commerciaux entre notre pays
et les pays de la région d'autre part.
Toutefois, nous pensons qu'avec la réforme des établissements
publics en cours et qui s'intéressera essentiellement à
la condition juridique, de gestion et d'assainissement de leurs
situations financières, leurs activités pourront se
développer.
Dans cette perspective, notre mouvement propose que :
Le Port cherche à offrir de meilleurs services et un cadre
sécurisant pour ses usagers :
- Etre compétitif par rapport aux Ports de la région.
- Réduire le coût des prestations pour attirer le
maximum de clients.
- Chercher à faire connaître notre Port à l'extérieur
L'Aéroport rend ses services plus efficaces et moins chers
comparativement aux aéroports de la région pour avoir
le maximum de touchées.
Ces actions de l'aéroport pourront être encouragées
par la politique de "ciel ouvert" où toute compagnie
aérienne qui désire pourra bénéficier
des droits de trafic pour toute destination vers et à partir
de Djibouti.
La Télécommunication puisse connecter les pays de
la région sur ses réseaux de câbles sous-marins
en usant de la bonne entente et ses équipements ne répondent
plus aux exigences du moment.
Quant au Chemin de fer Djibouto-Ethiopien. Il se trouve aujourd'hui
dans une situation de vétusté. Il est vieil de 100
ans et ses équipements ne répondent plus aux exigences
du moment.
Le Chemin de fer ne sera plus compétitif par rapport au
transport routier qui est en voie de développement entre
Djibouti et l'Ethiopie et qui prendra de l'ampleur considérable
dans les années à venir.
En dehors de réforme juridique de son statut actuel et de
réorganisation structurelle, le Chemin de fer Djibouto-Ethiopien
a besoin d'être rénové complètement.
Il faudrait que les 2 pays partenaires puissent se mettre d'accord
et chercher le financement nécessaire pour un nouveau tracé,
une électrification du rail afin que le CDE puisse répondre
aux normes internationales actuelles.
PROLOGUE
Le Rassemblement populaire pour le Progrès propose au pays
des perspectives d'avenir meilleur :
Préparer Djibouti au XXIème siècle.
Notre parti s'est doté des structures plus performantes
et plus efficaces. Il a retrouvé sa cohésion.
Il soumet aux Djiboutiennes et Djiboutiens un projet porteur d'espoir,
un nouvel élan pour une société plus démocratique
et solidaire qui doit ;
- Garantir l'indépendance de la justice des pouvoirs politiques.
- Assurer au Parlement ses prérogatives de contrôle
de l'exécutif, de délibération,
- Assurer la stabilité intérieure.
- Décentraliser et déconcentrer les pouvoirs,
- Offrir un environnement stable et sécurisant pour attirer
nos investisseurs nationaux et étrangers à investir.
- Assurer la représentation des femmes dans la vie politique.
- Lutter contre tes abus du pouvoir, restaurer la morale publique.
Nous proposons d'améliorer l'efficacité de l'administration,
de renforcer la bonne gouvernance, de rajeunir l'appareil d'Etat,
de réduire la taille et le coût de la sphère
publique et de lutter contre la corruption.
Le RPP engage le pays dans un processus de réformes économiques
et financières.
Nous voulons créer un cadre macro-économique favorable
à la croissance, à l'emploi et à l'amélioration
des conditions de vie.
De petites entreprises de production sont à promouvoir :
- Machines "taille-pierres" à Ali-Sabieh et à
Obock.
- Développer l'exploitation de pêche en encourageant
les coopératifs et en les aidant à acquérir
des embarcations de pêche.
Dans le cadre de la décentralisation, il nous faut penser
au dragage du Port de Tadjourah et celui d'Obock.
Le programme de redressement vise :
- La stabilité et la croissance du PIB.
- La réduction du taux de l'inflation.
- La réduction du déficit budgétaire.
- L'équilibre budgétaire.
- La réduction du déficit extérieur courant.
Nous voulons améliorer les performances des établissements
publics, désengager l'Etat, développer le secteur
privé, libéraliser le marché du travail pour
accroître l'investissement global et le potentiel de création
d'emplois.
Nous voulons moderniser et rendre plus compétitive la chaîne
de transport
Nous voulons protéger le taux actuel de change fixe de FDJ
et l'intégrité de caisse d'émission.
Nous voulons renforcer le rôle de notre pays dans la région
sur les plans des finances et du commerce de transit.
Nous réaffirmons les priorités de notre politique
sociale :
- Réaliser le programme de lutte contre la pauvreté
avec le soutien de la Banque mondiale.
- Valoriser nos ressources humaines.
- Améliorer la qualité et la quantité des
services, des soins, procurer une large couverture sanitaire.
- Satisfaire les besoins en eau potable des populations.
- Améliorer le cadre de l'habitat.
- Faciliter l'accès aux logements, surtout pour les plus
défavorisés.
- Protéger l'environnement.
- Rénover le système de protection sociale et renforcer
la solidarité nationale
- Lutter contre la délinquance, le travail clandestin.
- Réduire le coût de l'électricité,
rechercher d'autres sources d'énergie moins chères
pour le développement industriel de notre pays.
- Maintenir les subventions des denrées de première
nécessité, du transport public.
Nous continuerons à privilégier les dépenses
sociales, réduire les inégalités, lutter contre
le chômage, l'exclusion, la pauvreté.
|